La marque On innove. Le 30 juillet, deux nouveaux modèles de la gamme Cloudboom, destinés au marathon et à la compétition, sortiront. Présentation de cette deuxième génération dont l’amorti, basé sur la technologie CloudTec Sphere, associe confort et économie de course. Technologies, caractéristiques techniques, prix… On vous dit tout.
Repousser les limites de l’innovation. On s’en approche. La marque de sportswear née en 2010 dans les Alpes suisses continue d’étendre son expertise et de rassembler les passionnés de course à pied. La création de deux nouvelles paires, la Cloudboom Strike 2 et la LightSpray Cloudboom Strike 2, pensées pour les longues distances et la compétition, en est le parfait exemple. L’Italien Yeman Crippa portait d’ailleurs ce second modèle lors de sa victoire au Marathon de Paris en avril dernier. Deux ans auparavant, Hellen Obiri (championne du monde du 5000 m en 2017 et 2019), fidèle à la marque depuis ses débuts, remportait le Marathon de Boston avec le prototype de la Cloudboom Strike aux pieds. Une paire qui suscitait l’attention par son design inédit, sans lacets et sa forme montante. Depuis, l’athlète kényane ne cesse d’abaisser sa marque de référence sur la distance avec les évolutions successives du modèle.
Toujours dans l’optique de développer des produits dédiés à la haute performance, l’évolution majeure de la franchise Cloudboom réside dans sa semelle intermédiaire. Celle-ci intègre l’hypermousse Helion HF, 15% plus légère que celle de la première génération Cloudboom, ainsi qu’une évolution de la géométrie CloudTec, devenue CloudTec Sphere. Ce tout nouveau système d’amorti vise à optimiser le retour d’énergie au contact du sol.
Des caractéristiques innovantes
La Cloudboom Strike 2 pourrait rapidement devenir une référence pour performer tout en légèreté. Le modèle est un concentré d’innovation, grâce à sa géométrie CloudTec Sphere, sa mousse Helion HF et sa Speedboard en carbone incurvée, plus légère et rigide que les versions précédentes. Ces éléments favorisent la propulsion. Et malgré son poids réduit, le maintien autour du pied a été retravaillé afin d’améliorer le verrouillage pendant la foulée.
« À l’époque où les mousses de haute performance n’existaient pas encore, l’équipe d’On s’est dit qu’il était possible de jouer sur l’architecture de la semelle pour absorber le landing (l’impact à la réception) », confie Antoine Colson, responsable du manufacturing global. Cette technologie se retrouve dans la nouvelle CloudTec Sphere. Contrairement à une approche reposant uniquement sur la composition de la mousse, la marque a misé sur une géométrie spécifique de la semelle intermédiaire. « Le principe, c’est que comme on a une architecture différente, quand vous venez rebondir, vous avez une déformation de la semelle et après vous allez pouvoir orienter la direction du rebond », ajoute-t-il.



LightSpray : Quand la fabrication devient une innovation
« On ne s’est pas contentés de reprendre un processus existant, de le passer de manuel à automatisé, mais nous avons complètement repensé la façon dont une chaussure est fabriquée. On se demande vraiment : ‘En quoi la machine est-elle performante et que pouvons-nous faire ?’ », précise Marie Georgarakis, responsable de la coordination et du développement du projet LightSpray. La déclinaison sans lacets, la LightSpray Cloudboom Strike 2, se démarque par son empeigne unique. Créée d’une seule pièce, tissée par un robot, elle épouse le pied comme une seconde peau.
Mais le procédé n’a pas toujours été aussi optimisé. La marque suisse fabriquait l’empeigne séparément avant de la coller. Quatre ans de recherches ont été nécessaires avant d’aboutir à cette méthode de fabrication. Avec un espace de fabrication réduit, des déchets minimisés et une empreinte carbone jusqu’à 65% moins élevée par rapport aux empeignes conventionnelles, ce procédé en une seule étape révèle tout le potentiel de la technologie LightSpray. Cette innovation a donné naissance au nouveau modèle de la marque, affiché à 320 euros. Cette somme pose question : Est-ce le prix à payer pour repousser les limites de la performance ?



Une équipe polyvalente
Derrière ces innovations, des ingénieurs, des chercheurs, des spécialistes de l’intelligence artificielle et des digital twins (jumeaux numériques) collaborent ensemble. « La plupart des ingénieurs qui travaillent chez nous ne sont pas des ingénieurs en chaussures. Ils viennent de l’automobile, de la fabrication du bois… », précise Antoine Colson, qui vient d’une entreprise de cosmétique. Ces derniers ont pour mission de programmer et d’ajuster les paramètres en fonction des spécialités de chaque robot. Comme il s’agit d’une armée de robots, le procédé exige une gestion très pointue des données et de leur analyse. Le positionnement d’un robot, à un millimètre près, peut avoir une influence sur la précision de la chaussure.
Cette exigence de précision explique la complexité du procédé LightSpray, qui condense toutes les étapes de fabrication d’une empeigne classique en un seul procédé entièrement automatisé. En ayant recours à un bras robotisé innovant, cette technologie tisse 1,5 km de filament à très grande vitesse, envoyé sous forme de lasso, en seulement trois minutes. Plus les tailles augmentent, plus il faut faire de tours. « Aujourd’hui, on est capable de partir de la chaussure du milieu, la N10 qui est le standard chez nous, de refaire en automatique tous les programmes pour les robots pour les deux extrêmes », conclut le responsable des usines On.
La Cloudboom Strike 2 est donc avant tout une chaussure de course. « Le Strike, c’est le coup de bowling », sourit Antoine Colson. Désormais, l’objectif pour On est de changer d’échelle. Et la marque est déjà sur une bonne lancée : En seulement un an, elle est passée du stade de prototype à l’ouverture de deux usines, la première à Zurich, la seconde en Corée du Sud, afin d’augmenter sa capacité de production. Reste à savoir jusqu’où cette technologie pourra aller.
Fiche technique de la On LightSpray Cloudboom Strike 2
- Tige : Lightspray Upper
- Semelle intermédiaire : Mousse Helion HF
- Semelle extérieure : Cloudtec Sphere
- Plaque carbone : Speedboard
- Poids : 158 g
- Drop : 5 mm
- Prix : 320 €
Crédits photos : On























