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Aurel Manga prêt à franchir les obstacles

A 24 ans, Aurel Manga est un garçon sage, la tête solidement posée sur les épaules. Cinquième des championnats d’Europe en salle à Belgrade sur 60m haies, il n’est pas rentré de Serbie rongé par le regret d’un podium manqué d’un rien. Le sociétaire du CA Montreuil 93 analyse avec lucidité sa performance et assure qu’il ne pouvait espérer mieux. Mais il entend bien progresser encore lors de la saison 2017. Sixième à Amsterdam en juillet dernier sur 110m haies pour sa première finale européenne, le protégé de Giscard Samba est en effet abonné depuis deux ans aux places d’honneur. Pour repartir du bon pied, il compte sur les Mondiaux de Londres (5 au 13 août) où la concurrence tricolore est féroce. Ça tombe bien, ça le motive.

— Bonjour Aurel, vous avez gagné deux dixièmes en un an sur 60m haies (7″73 à 7″53). Une progression impressionnante. A quoi l’attribuez-vous ?

J’attribue cette progression au travail acharné effectué à Créteil avec mon coach Giscard Samba. On note tous les deux une progression, mais on ne porte pas attention au travail qu’il effectue derrière.

— Depuis 2015 et le début de votre collaboration avec Giscard Samba, on a l’impression que vous ne cessez plus de progresser…

Si vous observez chaque athlète qui arrive dans la Koundy’s Team, sans s’arrêter au chrono, on remarque une progression. Giscard ne fait rien par hasard.

— Revenons sur les Championnats de France Elite en salle. En battant votre record en série (7″54) puis en finale (7″53), vous avez rapidement senti que vous aviez de bonnes jambes en arrivant à Bordeaux ?

On est arrivé confiant à Bordeaux, parce qu’on avait marqué les points importants à l’entraînement. Il y avait ce schéma de départ à banquer et à restituer lors des championnats.
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— Après votre sixième place sur 110m haies aux Europe d’Amsterdam en 2016 pour votre première finale européenne, vous terminez cette fois-ci cinquième sur 60m haies à Belgrade. Deux championnats d’Europe et autant de finales, à seulement 24 ans c’est plutôt encourageant ?

C’est très encourageant en un an et demi de collaboration. Giscard avait déjà prévu et il respecte toujours ses engagements. Je lui fais confiance à 400% pour la suite.

— Entre le bonheur d’être en finale et le regret d’être passé tout près du podium à Belgrade, qu’est-ce qui l’emporte ?

Le bonheur de faire une finale l’emportera toujours. On est très positif et on le cultive pour la suite. Il y’aura d’autres championnats et on va bosser plus dur.

— Quel bilan tirez-vous de votre saison hivernale ?

Je sors de cette saison avec quatre chronos sous les 7”60, un titre de vice-champion aux Elite et une nouvelle finale en championnat international, je suis très content. J’ai envie d’en apprendre beaucoup plus et d’avoir la chance d’être au meilleur endroit pour cela.

— Comment vous projetez-vous désormais sur la saison estivale ?

« Keep Working » sont des mots qui ne quittent jamais ma tête, c’est une étape dans le projet établi avec la Koundy’s Team.

— Pour aller à Londres, il faudra, en plus d’avoir réalisé les minima, faire partie des trois meilleurs Français. Le 110 m haies est une des disciplines les plus relevées en France…

Les hurdleurs français sont très forts.  On peut être fier de savoir que les 8 finalistes des élites peuvent être de très bons représentants à l’international. Et comme un Koundy’s en cache plein d’autres, je sais déjà qu’il y aura toujours un « nouveau » qui arrivera par envie d’être au meilleur niveau français, donc au meilleur niveau international.

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Stay tuned Starting time 4:45 pm #AnotherOne #KoundysTeam #KeepWorking #Ffa #Belgrade2017

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