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Championnats du monde en salle : Renaud Lavillenie doré, Aurel Manga bronzé

Renaud Lavillenie décroche pour la troisième fois de sa carrière le titre de champion du monde en salle de saut à la perche. Le champion olympique de Londres s’est imposé avec un saut réussi à sa deuxième tentative à 5,90 m. Aurel Manga remporte la médaille de bronze sur 60 m haies au terme d’une finale explosive.

Et de trois ! Cet homme est vraiment exceptionnel. En remportant son troisième titre planétaire en salle, Renaud Lavillenie imprime encore un peu plus son empreinte dans l’histoire de sa discipline, et dans celle de l’athlétisme en général. Le recordman du monde (6,16 m en 2014) a pris le soin de passer la barre de 5,70 m, puis celle de 5,85 m dès son premier essai également.

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Seul à passer 5,90 m

A 5,90 m, ne restaient en lice que Sam Kendricks et Piotr Lisek, qui avaient laissé des plumes chemin faisant. Mais l’un comme l’autre, à la stupeur générale, ne franchissent pas cette hauteur. Une barre que le Français, en revanche, parvient à franchir à sa deuxième tentative. C’est le lot des grands champions. Il s’est ensuite attaqué à une barre à six mètres, mais sans succès malheureusement. Renaud Lavillenie devance l’Américain (5,85 m) et le Polonais (5,75 m). Les podiums se suivent et se ressemblent. Il s’agit du même tiercé dans l’ordre que lors des derniers Mondiaux de Portland.

En effet, arrivé à Birmingham avec la meilleure performance mondiale de l’année à 5,93 m, le plieur de gaule confirme sa grande forme en ce début de saison 2018. A cinq mois des Europe de Berlin, le Clermontois s’affiche déjà comme le grand favori et efface la déception des Mondiaux en plein air à Londres l’été dernier où il avait pris la médaille de bronze.

Le perchiste de 31 ans, compte désormais à son palmarès en salle trois titres mondiaux en salle et quatre européens et, en plein-air, trois couronnes continentales, quatre médailles mondiales et un titre olympique en plein-air. Il n’y a encore que les championnats du monde en plein air qui résistent à Renaud Lavillenie.

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Manga s’offre la médaille de bronze

Ils auraient pu être deux sur la boîte. Il n’y en aura qu’un. Mais l’athlétisme français se contentera volontiers de la très belle médaille de bronze d’Aurel Manga (7″54), alors que son coéquipier Pascal Martinot-Lagarde (7″68) termine cinquième. Il fallait être solide et croire en son étoile jusqu’au bout. Aurel Manga l’a fait. Resté dans les starting-blocks, sa fin de course en boulet de canon lui laisse penser que la plus haute marche du podium était peut être jouable. Devant, le champion de France Elite des haies hautes a vu le Britannique Andrew Pozzi (7″46) et l’Américain Jarret Eaton (7″47) se battre pour le Graal.

Les acteurs tricolores changent parfois, mais le dénouement du film est toujours un happy end. Aurel Manga est le quatrième français en quatre éditions du rendez-vous planétaire indoor à monter sur le podium. Pascal Martinot-Lagarde et Dimitri Bascou ont terminé deuxième et troisième à Portland en 2016. PML a également terminé second en 2014 à Sopot et troisième à Istanbul en 2012. Garfield Darien s’était emparé du bronze en 2014.

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Axel Chapelle et Eloyse Lesueur méritaient un meilleur sort

S’il réalisait une performance similaire à celle de son record personnel de 5,88 m, Axel Chapelle pourrait venir titiller les prétendants au podium. Le champion du monde juniors réalise un début de concours parfait, avec des barres à 5,45 m et 5,60 m franchies au premier essai. Il a ensuite échoué à 5,70 m et termine à la neuvième place pour son premier championnat planétaire en salle chez les seniors. Toutefois, le podium s’est donc joué à 5,85 m, une hauteur qui était à sa portée aujourd’hui.

Un peu plus tôt dans la journée, Eloyse Lesueur se classe onzième de la finale de la longueur. Son premier essai est validé à 6,26 m, son deuxième mesuré à 6,34 m, puis un troisième et ultime à 6,20 m. Il fallait bondir plus loin que 6,57 m pour s’ouvrir les portes d’un top 8 et bénéficier des trois sauts supplémentaires. Une performance largement abordable quand on connaît son potentiel.

Ainsi s’achèvent les championnats du monde en salle 2018. L’équipe de France revient avec 3 médailles dans ses valises. 2 médailles d’or (Kévin Mayer, Renaud Lavillenie) et 1 médaille de bronze (Aurel Manga).

Linford Dirou

Rédacteur / Administrateur

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