Journée internationale des droits des femmes, le dimanche 8 mars 2026, la capitale française vibrera au rythme des foulées des dizaines de milliers de coureurs qui seront en lice au HOKA Semi de Paris. Parmi eux, on suivra tout particulièrement les Kényans Kennedy Kimutai et Jackline Cherono, lauréats l’an passé en 1h00’16 et 1h07’14, qui seront sur la ligne de départ pour claquer un nouveau chrono de premier plan. Les records de l’épreuve pourraient être menacés.
Le plus grand semi-marathon du monde en termes de participants (47 532 coureurs en 2025) est de retour le dimanche 8 mars. Les Kényans, lauréats de 22 des 32 éditions depuis la première en 1993, partiront avec la pancarte de favoris, avec notamment deux athlètes qui ont déjà bouclé la distance sous l’heure de course. En première ligne, le vainqueur sortant Kennedy Kimutai (26 ans), auteur d’un impressionnant 58’28 à Valence en 2021 (19e performeur de l’histoire), sera l’homme à battre. Celui qui avait inscrit son nom au palmarès du Semi de Paris en 1h00’16 compte bien rester le roi de l’épreuve. Les Parisiens retrouveront des visages bien connus de la précédente édition puisque le tiercé gagnant de 2025 sera présent dans son intégralité. Timothy Kosgei et Timothy Misoi étaient montés sur les deux dernières marches du podium avec respectivement 1h00’22 et 1h00’44. Edward Cheserek, vainqueur à Copenhague en 2023 en 59’11, et Brian Kipchumba, deuxième au semi de Zurich en 2025 en 1h03’37, complètent le contingent kényan déjà très solide.
L’heure de la première est arrivée pour Isaac Kimeli
Si l’on parle des favoris, le Belge Isaac Kimeli (31 ans), vice-champion du monde du 5000 m derrière l’Américain Cole Hocker et devant le Français Jimmy Gressier à Tokyo, s’invite évidemment dans la conversation. L’athlète HOKA (record sur 10 km en 27’10 à Valence en 2025), partenaire majeur pour les six prochaines années, effectuera ses grands débuts sur la distance sur les quais de la Seine et est capable de créer la surprise face aux fondeurs des hauts plateaux. La bataille pour la victoire promet d’être intense à l’avant. Pour trouver la trace d’un succès européen au HOKA Semi de Paris, il faut remonter à l’opus inaugural en 1993, avec la première place du Slovaque Robert Stefko (1h02’42).
« Je suis en bonne forme en ce moment, s’enthousiasme Isaac Kimeli. Je me sens mieux et plus fort chaque semaine, donc j’ai vraiment hâte de courir à Paris. Ce sera la première fois que je cours un 21 km, donc je suis très impatient de découvrir la distance du semi-marathon. Je vais tout donner et voir ce que cela donne sur cette nouvelle distance pour moi. Le fait que ce soit à Paris et que ce soit une course soutenue par HOKA la rend vraiment spéciale. Il y a quelques semaines, j’étais déjà à Paris en tant qu’invité pour un événement au magasin HOKA Opéra. »
Jim Walmsley, un roi du trail sur la route
Les chances françaises se porteront sur Igor Bougnot (1h03’37 à Valence en 2023), premier Tricolore sur Marseille-Cassis 2025, Florian Caro (1h04’18 à Paris en 2025), deuxième Tricolore du Marathon de Paris 2025, Augustin Cablant (1h04’48 à Paris en 2025) et Anthony Baron (1h05’41 à Annecy en 2025) qui viseront un top 10 sur un parcours rapide, tandis que Gatien Airiau et Victor Moreau, avec des références respectives à 28’56 et 29’17 sur 10 km, ne devraient pas non plus être loin du peloton de tête.
Vainqueur de l’UTMB 2023 et quadruple lauréat de la Western States 100 (2018, 2019, 2021 et 2024, 14h29’08, record de l’épreuve en 2019), Jim Walmsley sera aussi de la fête. Le 16 novembre 2025, lors du HOKA Paris Centre 10 km, l’Américain, champion du monde 2025 de trail long, a signé un chrono de 32’40, tout en maîtrise. Il détient aussi un record sur marathon en 2h15’05 établi à Atlanta à 2020. L’Italien Francesco Puppi (1h04’41 à Vérone en 2020, record en 2h16’18 au marathon en 2021), qui a triomphé sur la CCC de l’UTMB (100 km et 6100 m D+) l’été dernier, prendra également part à la course.
À cela s’ajoutent des outsiders internationaux comme le Sud-Africain Thabang Mosiako (59’52 à Riga en 2023), le Burundais Egide Ntakarutimana (1h01’32 à Crémone en 2025), quinzième des Mondiaux 2025 sur 10 000 m, le Hongkongais Wan Chun Wong (1h04’30 à Ageo en 2022, athlète HOKA), et l’Allemand Jan Frodeno (athlète HOKA), champion olympique de triathlon en 2008 et ancien champion du monde IRONMAN. L’homme le plus rapide de l’histoire de l’épreuve est depuis 2023 le Kényan Roncer Kipkorir avec un chrono de 59’38, mais il pourrait avoir du souci à se faire.
HOMMES
- Kennedy KIMUTAI : 58’28 à Valence en 2021
- Timothy KOSGEI : 60’22 à Paris en 2025
- Timothy MISOI : 60’44 à Paris en 2025
- Isaac KIMELI : 27’10 sur 10 km à Valence en 2025
- Edward CHESEREK : 59’11 à Copenhague en 2023
- Thabang MOSIAKO : 59’52 à Riga en 2023
- Egide NTAKARUTIMANA : 61’32 à Crémone en 2025
- Brian KIPCHUMBA : 63’37 à Zurich en 2025
- Igor BOUGNOT : 63’37 à Valence en 2025
- Florian CARO : 64’18 à Paris en 2025
- Wan Chun WONG : 64’30 à Ageo en 2022
- Augustin CABLANT : 64’48 à Paris en 2025
- Anthony BARON : 65’41 à Annecy en 2025
- Gatien AIRIAU : 28’56 sur 10 km à Valence en 2025
- Victor MOREAU : 29’17 sur 10 km à Valence en 2025
- Jim WALMSLEY : 2h15’05 sur marathon en 2020
- Francesco PUPPI : 64’41 à Vérone en 2020
- Jan FRODENO (champion olympique de triathlon en 2008)
Jackline Cherono en quête du doublé, Alessia Zarbo en lice
En 2025, le Semi de Paris avait consacré Jackline Cherono en 1h07’16 chez les dames. Sur un parcours qu’elle connaît parfaitement, la Kényane de 27 ans aura à cœur de regoûter aux joies de la victoire. Pour parvenir à ses fins, elle aura fort à faire face à la Kényane Mercy Chebwogen, gagnante des 20 km de Paris 2025 et huitième de la dernière édition en 1h13’50, qui peut lui donner du fil à retordre. La lutte promet d’être rude avec la présence de l’Éthiopienne Ftaw Zeray, troisième à Ras Al Khaimah en 2023 avec 1h06’04, l’Ougandaise Sarah Chelangat, huitième à Copenhague en 2023 en 1h07’59. Depuis plusieurs mois, elle a commencé sa réécriture du livre des records français du demi-fond : Alessia Zarbo, qui s’est emparée de deux marques de référence seniors en 2025, le 10 km en 31’00 le 6 septembre à Prague puis le semi-marathon en 1h08’20 à Valence le 26 octobre, a confirmé sa participation.
La Britannique Emma Pallant-Browne, onzième à Gqeberha (Afrique du Sud) en 2023 en 1h11’35, sera également de la partie. L’athlète Elite HOKA depuis près d’une décennie, ancienne spécialiste d’IRONMAN 70.3 en triathlon et de duathlon, s’est exclusivement tournée vers la course à pied. En 2021, la Kényane Betty Lempus avait rallié la place de la Bastille en 1h05’46, établissant le chrono de référence chez les féminines.
« Pour une fois dans ma carrière, j’aborde une course sans vraiment savoir où j’en suis dans ma forme, confie la jeune maman de 36 ans. J’ai accouché il y a six mois et j’ai dû arrêter de courir pendant deux mois après ma césarienne, mais j’ai adoré ces quatre mois d’entraînement avec Andy Hobdell (coach HOKA) et je suis enthousiaste pour l’année à venir. Il y a quelques années, j’ai couru en 71 minutes et j’aimerais clairement aller plus vite que cela d’ici la fin de l’année. J’adore Paris et je suis ravie de venir courir avec ma famille. »
FEMMES
- Jackline CHERONO : 67’16 à Paris en 2025
- Ftaw ZERAY : 66’04 à Ras Al Khaimah en 2023
- Sarah CHELANGAT : 67’59 à Copenhague en 2023
- Alessia ZARBO : 68’20 à Valence en 2025
- Emma PALLANT BROWN : 71’35 à Gqeberha en 2023
- Mercy CHEBWOGEN : 73’50 à Paris en 2025
Crédits photos : A.S.O























