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L’athlétisme imite le tennis

L’athlétisme a décidé vendredi de réformer son système de qualification pour les Championnats du monde et les jeux Olympiques, en créant des classements mondiaux, sur le modèle de l’ATP et de la WTA en tennis. Ce système devrait être mis en place pour 2019 et les prochains championnats du monde

C’est une petite révolution à laquelle la Fédération internationale (IAAF) a décidé de procéder. Jusqu’à présent, pour participer aux grands événements (Mondiaux et Jeux Olympiques), les athlètes devaient réaliser des minima, établis chaque saison par l’IAAF. Désormais, « les classements mondiaux, qui entreront en vigueur en 2018, vont dicter l’ensemble du système de qualification des compétitions », a expliqué Sebastian Coe, le président de l’IAAF, dans un communiqué.

Au cours de la saison, les performances réalisées permettront d’inscrire des points, plus ou moins nombreux en fonction de l’importance du meeting concerné, le tout devant aboutir à « une compréhension claire de la hiérarchie mondiale (…) jusqu’à l’apogée que représentent les deux compétitions majeures de l’athlétisme », a poursuivi Coe. L’athlétisme s’inspire ainsi du tennis et de ses classements ATP et WTA, entrés en vigueur en 1973. Les détails pour établir ces classements mondiaux seront « finalisés au cours du premier trimestre 2018, pour que le système puisse être appliqué pour les Mondiaux 2019 à Doha et les JO 2020 à Tokyo », précise l’IAAF.

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Des répercussions pour les grandes nations

Les “détails” pour établir ces classements mondiaux (système de points attribués à chaque meeting et éligibilité pour participer aux Championnats du monde et aux jeux Olympiques) seront « finalisés au cour du premier trimestre 2018, pour que le système puisse être appliqué pour les Mondiaux 2019 à Doha et les JO 2020 à Tokyo », précise l’IAAF. L’athlétisme dispose pour sa saison estivale d’un circuit majeur, la Ligue de diamant, qui comptera 14 rendez-vous en 2018, entre l’ouverture à Doha le 3 mai et la clôture les 30 et 31 août à Lausanne et Bruxelles.

Ce changement pourrait avoir des répercussions sur les championnats nationaux de certains pays, comme les États-Unis où ils servent d’épreuve de sélection (trials) et ont vu par le passé certains des meilleurs athlètes privés de JO. En 2016, par exemple, la hurdleuse Kendra Harrison n’avait pris que la 4ème place de ces “trials” sur 100 m haies et n’avait pas validé son billet pour les JO à Rio, alors que trois semaines plus tard, elle battait le record du monde de la distance (12″20).

Arthur Dirou

Rédacteur / Administrateur