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Sasha Zhoya dit oui à la France

Le prodige de 17 ans Sasha Zhoya a décidé de défendre les couleurs de la France avec les Jeux Olympiques de Paris 2024 dans le viseur.

« Entre les trois maillots (australien, français et zimbabwéen), lequel porteras-tu sur le plan international ? » Voilà l’une des questions posées à chacune des interviews de Sasha Zoya depuis quasiment un an. Pour son âge (17 ans), son niveau est tout simplement impressionnant : il détient les meilleures performances mondiales cadets du saut à la perche, 60 m haies et 110 m haies. Et dès qu’il touche à une nouvelle discipline, il excelle. Alors forcément… ça attise les convoitises. Les trois pays lui font les yeux doux. Sans le brusquer. Si Sasha Zhoya avait déjà exclu le choix du Zimbabwe, son cœur balançait il y a encore quelques jours entre la France et l’Australie.

Le suspense concernant l’avenir international du jeune prodige est désormais terminé. En effet, l’athlète originaire de Perth a finalement décidé de dire oui à la France. Licencié au Clermont Athlétisme Auvergne, où habite toujours son oncle, il côtoie Renaud Lavillenie, recordman du monde de saut à la perche et champion Olympique à Londres. Sasha Zhoya est conscient que la France a un savoir-faire reconnu internationalement en matière d’athlétisme. Cela facilitera sa progression. Et puis dans un coin de sa tête, il y a les Jeux de Paris 2024. Il aura 22 ans.

Sasha Zhoya rejoindra le groupe perche de Philippe D’Encausse à Clermont-Ferrand, mais également le groupe sprint-haies de la Fédération à l’Insep, sous la houlette de Ladji Doucouré. L’expertise technique, reconnue, de la FFA sur les disciplines de prédilection de Sasha Zhoya a également influé dans son choix de revêtir le maillot bleu. Le maillot bleu blanc rouge lui ira si bien…

« Après une longue phase de réflexion, j’ai décidé de représenter la France, officialise Sasha Zhoya au micro de la FFA. C’est avant tout un choix du cœur, mais c’est également un choix mûrement réfléchi. Je suis maintenant impatient de porter le maillot de l’équipe de France, je l’espère dès cette année 2020. Je me suis toujours senti très Français. Toute la famille de ma mère vit ici, en France, et ces racines ont indéniablement pesé dans ma réflexion. Depuis tout jeune, je me rends régulièrement dans l’Hexagone pour partager du temps avec ma famille et les amis que je m’y suis faits. Ces visites se sont d’ailleurs intensifiées ces dernières années. Je m’imagine déjà disputer les jeux Olympiques à domicile, dans 4 ans, devant eux. C’est un rêve qui commence petit à petit à prendre forme, notamment à travers ma décision de représenter la France, et je sais combien la Fédération Française d’Athlétisme est derrière moi pour m’accompagner dans cette voie, via son dispositif de soutien de ses principaux espoirs pour 2024. »

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