Menu

Teddy Tamgho à la retraite, c’est une page de l’athlé français qui se tourne

En marge du Meeting de Paris samedi, Teddy Tamgho a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière. À 30 ans, le recordman du monde en salle du triple saut va se consacrer à son nouveau métier d’entraîneur.

.
« L’envie n’est plus là »

C’est une page de l’histoire de l’athlétisme français qui se tourne. Teddy Tamgho range les pointes. Présent au Meeting de Paris ce samedi, l’ancien triple sauteur français a annoncé sa retraite, à 30 ans. Il aura vu sa carrière freinée par des blessures, notamment à la cheville, qui l’auront privé de la plupart des grands événements ayant jalonné sa carrière (Mondiaux 2011 et 2015, JO 2012 et 2016). Un véritable gâchis pour ce talent brut, sixième performeur de l’histoire (18,04 m, le 18 août 2013 à Moscou). « Je ne retiens que les belles choses », a-t-il toutefois expliqué dans les entrailles du stade Charléty. « Il ne me reste que les enseignements, les réussites, les victoires, de l’expérience. J’ai grandi en tant qu’homme, intellectuellement et humainement. J’ai appris pas mal de choses. Je suis soulagé de passer à autre chose. Dans ma tête, j’ai arrêté après la saison hivernale. C’est une décision mûrement réfléchie, j’ai consulté mon équipe, ma psy. Il fallait le faire, l’envie n’est plus là ». Depuis 2017, il a tenté à plusieurs reprises de revenir à la compétition mais sans malheureusement jamais retrouver son meilleur niveau.

.
Costume d’entraîneur

Voilà, on ne reverra plus Teddy Tamgho sauter dans le bac à sable mais il n’en sera pas très loin. Les pointes raccrochées, c’est désormais une carrière d’entraîneur qui attend le recordman du monde en salle (17,92 m, le 6 mars 2011 à Paris), lui qui est déjà le coach de Rouguy Diallo et du Burkinabé Hugues-Fabrice Zango : « C’est le moment de ranger les pointes et de passer à autre chose, de transmettre, d’être officiellement dans les gradins et de crier sur les athlètes plutôt que de me faire crier dessus ». Une reconversion initiée depuis plusieurs mois : « Je prends plus de plaisir en entraînant qu’en sautant. Il faut être lucide pour dire stop et passer à autre chose. Quand j’arrête quelque chose, il y a déjà deux autres projets que j’ai commencés. Ce n’est qu’une étape et maintenant je vais mettre beaucoup d’énergie dans mon coaching ». On n’a donc pas fini d’entendre parler de Teddy Tamgho, pour le plus grand plaisir des passionnés d’athlétisme.

Merci Teddy !

Inscrivez-vous à notre newsletter