La troisième édition de l’Ekiden de Châtelaillon-Plage sera le support des Championnats de France de la distance ce dimanche 19 avril. Présentation de la course chapeautée par l’Association du Marathon de La Rochelle Serge Vigot.
Trois ans. Parfois, il faut une décennie pour installer une course. À Châtelaillon-Plage, il aura suffi de trois éditions pour changer de dimension. Ce dimanche 19 avril, l’Ekiden de Châtelaillon-Plage devient le support des Championnats de France de l’épreuve, avec en toile de fond une montée en puissance aussi rapide que maîtrisée. Dès la création de l’épreuve, l’ambition existait déjà. Pas forcément affichée partout, mais bien présente dans les coulisses.
Dans l’esprit de l’organisation, portée par Nicolas Mauny et l’équipe du Marathon de La Rochelle Serge Vigot, l’Ekiden devait grandir étape par étape. « On était sur une planification à trois, quatre, cinq ans pour organiser les Championnats de France », souffle celui qui est chargé du développement de ces événements rochelais. Finalement, tout s’est enchaîné plus vite que prévu. Dès le deuxième chapitre, la course décroche le label argent, le plus haut niveau existant pour un Ekiden en France, partagé uniquement avec Paris. Une reconnaissance forte, qui ouvre immédiatement la porte à l’accueil des France. « On avait la possibilité de les organiser dès la troisième édition. On a accepté. »
Plus de 500 équipes en lice
Sur ce type d’événement, les habitudes tournent autour de 80 à 100 équipes. À Châtelaillon-Plage, la jauge a explosé. « On en attendait une centaine… et au final, on a 130 équipes engagées », se réjouit Nicolas Mauny. Une vraie surprise pour l’organisation, mais surtout un signal fort. Des clubs venus de toute la France, avec une forte représentation de l’Île-de-France, des Pays de la Loire et bien sûr de la Nouvelle-Aquitaine. Et autour de ce championnat, l’événement prend une toute autre ampleur. 330 équipes sur l’open, 50 sur le Half Ekiden… plus de 500 formations au total sur le week-end. Une progression nette depuis la première édition. « On augmente, mais de façon raisonnée. L’objectif reste de garder une vraie qualité d’organisation et cet esprit convivial. »
Le format, lui, ne change pas. Et c’est précisément ce qui fait sa force. 42,195 km à parcourir à six : 5 km – 10 km – 5 km – 10 km – 5 km – 7,195 km. Un équilibre subtil entre vitesse, gestion et transmission. Chaque relais possède son rôle, chaque passage de témoin peut faire basculer une course. Dans un contexte de Championnat de France, les stratégies vont s’affiner. Mais l’essence reste la même. « L’idée, c’est une distance marathon accessible, avec du partage et de la convivialité », souligne-t-il. Un mot qui revient souvent. Et qui dépasse largement le cadre de la performance.
À Châtelaillon-Plage, un parcours rapide mais pas si simple
Le décor joue à fond. Châtelaillon-Plage, station balnéaire située au sud de La Rochelle, accueille l’épreuve avec un tracé pensé pour courir vite. Départ et zone de relais au même endroit, place Jean-Moulin, et une boucle de 5 km avec 2,5 km le long du front de mer. Sur le papier, tout roule. Dans la réalité, le vent peut rapidement redistribuer les cartes. Les longues lignes droites exposées deviennent des zones de gestion, voire de résistance. Et dans un Ekiden, chaque difficulté se transmet au relayeur suivant. Mais c’est aussi ce qui construit l’ambiance. « Entre les coureurs qui attendent, les accompagnateurs et les animations sur le parcours, on va faire une vraie fête. »
L’Ekiden ne se limite pas à une matinée. Le samedi, retrait des dossards au complexe sportif de Châtelaillon-Plage entre 14h et 18h, avec en parallèle des relais enfants et familles pour lancer le week-end. Le dimanche, départ à 9h pour l’épreuve principale, accompagnée du Championnat de France et de l’Open. Une organisation qui monte en puissance, avec une logistique repensée au fil des éditions. « On préfère avancer étape par étape pour garantir la satisfaction des coureurs et des accompagnateurs. »
Même logique côté environnemental, avec des gobelets compostables et un tri des déchets sur site. Accueillir un Championnat national dès la troisième édition marque forcément un cap. Mais pour l’organisation, l’objectif dépasse le simple week-end. « Ça permet de faire connaître l’événement au niveau national, notamment auprès des clubs, pour allier performance et convivialité sur les prochaines éditions ». Une ligne directrice claire.
Plus d’infos sur www.ekiden-chatelaillon-plage.fr
Texte : Dorian Vuillet
Crédit photo : Ekiden de Châtelaillon-Plage






















