Le Britannique Josh Kerr s’est offert samedi au Meeting de Londres le record du monde du mile (1609 m) en 3’42″66, effaçant des tablettes la marque de la légende marocaine Hicham El Guerrouj qui datait de 1999.
Un record du siècle dernier vient de prendre un violent coup de plumeau. En négociant le mile (1609 m) en 3’42″66, soit 26 km/h, Josh Kerr a réussi sa mission de s’emparer du record du monde qui était jusque-là un honneur qui appartenait au Marocain Hicham El Guerrouj (3’43″13 en 1999 à Rome). Avec le soutien de son équipementier Brooks, l’Écossais de 28 ans s’était préparé minutieusement depuis plusieurs mois pour marquer l’histoire du demi-fond, sur cette distance mythique, dans la capitale britannique, au point de baptiser cette opération « Project 222 ».
Crazy, crazy scenes 🤯
History made by Josh Kerr! One Mile – 3:42.66 ⏱️#DiamondLeague 💎 #LondonDL 🇬🇧 pic.twitter.com/ettwECWUIu
— Wanda Diamond League (@Diamond_League) July 18, 2026
Le vice-champion olympique du 1500 m a été parfaitement mis sur orbite par les deux meneurs d’allure, son partenaire d’entraînement, Brannon Kidder et Zan Rudolf, qui n’ont pas ménagé leurs efforts, passant au 400 m en 54″75 et au 800 m en 1’50″63. Porté par 60 000 spectateurs dans un Queen Elizabeth Olympic Park en furie, le champion du monde 2023 a tenu cette cadence infernale et s’est accroché de toutes ses forces sur les diodes bleues de la Wavelight dans le dernier tour (2’46″39 au 1200 m) pour faire arrêter le panneau d’affichage avec 53 centièmes d’avance que l’ancien temps planétaire. Pour cette occasion, son équipementier lui a spécialement imaginé deux pièces sur-mesure, l’Hyperion 222, des chaussures à pointes, et l’Hyperion 222 Speed Suit, une combinaison de vitesse. Josh Kerr a devancé l’Américain Yared Nuguse (3’45″69) et le Britannique Jake Heyward (3’46″73).




« Je pense que j’ai pu compter sur le soutien de mon entourage. Je vais rester ici, au Royaume-Uni, pendant quelques semaines pour me préparer aux Jeux du Commonwealth. J’ai envie de partager cette histoire avec le plus de monde possible. Ce métier n’est pas facile si l’on n’a pas de modèles, et c’est pour ça que je l’ai fait ici. Monaco voulait que je le fasse là-bas, je voulais le faire à Los Angeles pour le climat, tout ça, et je me suis dit : ‘Non, ça n’arrivera jamais. Je dois le faire chez moi’. Ce n’est pas une décision facile, mais Londres a fait un travail incroyable pour moi. Je croisais les doigts pour que la météo soit bonne, bien sûr, mais pouvoir le faire dans le meilleur stade du monde… on ne peut pas demander mieux que ça. »
Crédits photos : Diamond League & Brooks Running






















