Championnats du monde : Mehdi Belhadj prend date, Mélina Robert-Michon s’offre un beau cadeau

19 juillet 2022 à 5:32

Pour sa première finale aux Championnats du monde à Eugene, Mehdi Belhadj a pris la treizième place du 3000 m steeple et n’a pas à rougir de sa prestation. Mélina Robert-Michon a fêté comme il se doit son 43e anniversaire en se qualifiant pour la finale du lancer du disque avec 61,21 m.

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C’est une treizième place admirable et pleine de promesses. À écouter son discours à l’issue de la finale du 3000 m steeple, Mehdi Belhadj (27 ans) n’est pas prêt d’oublier ses premiers championnats du monde seniors, première barrière à franchir sur la courte route des JO de Paris 2024. « Je vais apprendre pour les prochaines courses, je crois en moi, je suis programmé pour 2024. Je remercie mon coach Adrien Taouji qui m’entraîne depuis cette année. J’ai été blessé en janvier et aujourd’hui je fais une finale mondiale ! ». Dans une course lancée sur un rythme très lent (passage au 1000 m en 2’58″01), le demi-fondeur licencié au club de Villeneuve La Garenne (Hauts-de-Seine) s’est intelligemment accroché au peloton de tête avant de s’emballer un peu trop à 1000 m du terme. « J’avais de bonnes jambes comparé en séries ! Je peux être fier de ma finale, mais j’ai été un peu impatient et je m’emballe un peu trop vite. À un moment je pense que je peux jouer dans les trois quatre premiers. Je relance trop tôt au niveau du 2000/2200 m. Il y a eu une grosse accélération à 600 m de l’arrivée ».

Grâce notamment à une dernière rivière parfaitement négociée, le Marocain Soufiane El Bakkali n’a laissé aucune chance à ses concurrents du soir. Le champion olympique de Tokyo a placé une attaque terrible au niveau de la rivière avant de s’envoler vers la victoire (8’25″13). Mehdi Belhadji a finalement bouclé la course au treizième rang en 8’34″49, après avoir cédé quelques mètres dans le dernier tour. 

C’est une scène plutôt insolite qui s’est déroulée lors de la finale du 3000 m steeple. Lors du premier tour, les athlètes sont dans la ligne droite du 100 m. Après 150 mètres de course, le peloton part sur un rythme lent. Au couloir 2, un homme, chasuble bleue sur le dos, camera dans les mains filme la finale du triple saut féminin qui vient de se terminer. Il est tourné vers la ligne d’arrivée et ne voit pas les coureurs qui arrivent dans son dos. Heureusement, le peloton l’évite et le contourne. Les finalistes passés, le cameraman va tranquillement se positionner sur la pelouse centrale. Sans se précipiter et sans un regard pour le peloton qui a déjà filé.

L’échec de Tokyo est digéré pour MRM

Mélina Robert-Michon partage un point commun avec Kylian Mbappé : ne lui parlez pas d’âge ! On se contentera de dire que la discobole tricolore a célébré ce mardi son 43e anniversaire sur l’aire de lancers, installée plein centre du stade Hayward Field, et qu’elle a décroché son billet pour la grande explication. Ce n’est pas le seul chiffre incroyable concernant la vice-championne olympique de Rio qui dispute ses neuvièmes Championnats du monde dont elle n’a manqué que deux éditions depuis Edmonton en 2001. C’était en 2005 (hernie discale) et en 2011 après la naissance de sa première fille. Après un premier jet à un peu moins de 60 mètres (59,89 m), la Lyonnaise a eu le mérite de se remettre dans le droit chemin en faisant retomber son disque à 61,21 malgré un vent très changeant. Déjà assurée d’être qualifiée, étant donné qu’elle lançait en quinzième et dernière position du groupe B, « MRM » a manqué sa troisième et ultime tentative.

Alors qu’elle a réussi son pari en obtenant le douzième et dernier ticket qualificatif, il n’a finalement pas été nécessaire d’expédier son engin aussi loin que la ligne des 64 mètres demandés pour une qualification directe en finale. Après la déception des JO de Tokyo où, avec un lancer à 60,88 m, il lui a manqué 64 centimètres pour se qualifier en finale, Mélina Robert-Michon souhaitait relancer la machine pour l’emmener dans les meilleures conditions vers les Jeux olympiques de Paris en 2024. Pour cela, elle a choisi son compagnon Loïc Fournet pour l’entraîner au quotidien, son mentor de toujours Serge Debié, l’homme de tous les succès, prenant un peu de recul. « Je restais sur un échec à Tokyo et c’est quelque chose qui avait été très dur pour moi à digérer donc j’avais beaucoup d’appréhensions par rapport à ces qualifications. C’est une saison qui a été compliquée, j’ai changé pas mal de choses à l’entraînement. Ça me tenait à coeur de montrer que j’étais toujours là et que Tokyo c’était qu’un échec comme ça peut arriver dans la vie d’un athlète. Première ou douzième en qualifications, peu importe, ce n’est pas ce qu’on retiendra. J’avais envie de revenir dans le jeu et maintenant que les qualifs sont passées, j’espère aller jouer en finale ». Tout est désormais en place pour la finale de jeudi (3h30) lors de laquelle elle tentera de titiller l’Américaine Valarie Allman, la Croate Sandra Perkovic et la Cubaine Yaime Pérez.

Fall pas dans le bon tempo

Mouhamadou Fall n’avait, lui, pas les atouts nécessaires en main pour passer le cut des séries du 200 m à l’issue de laquelle il confiait avoir manqué de pep’s au moment important, après avoir été au meilleur de sa forme il y a quelques semaines pour les Championnats de France Elite à Caen. Après un départ encourageant, le pensionnaire de l’EFCVO (couloir 7) a senti ses jambes « coupées » à la sortie du virage et a terminé cinquième de sa course en 20″83 (+0,5), amer de n’avoir pas pu suivre la cadence des meilleurs : le Dominicain Alexander Ogando (20″01), installé juste derrière lui, et l’Américain Kenneth Bednarek (20″35) ont rallié sans encombre les demi-finales. « Je prends un bon départ et d’un coup, vers les 80 mètres, je sens que je n’ai plus de jambes, ça ne pardonne pas à ce niveau-là. C’est la forme de course que j’ai l’habitude de faire en prenant des risques dès les premiers mètres. Quand je commence à sentir le Dominicain à côté de moi, je perds ma technique. Je suis déçu ».

Crédits photos : Solène Decosta / STADION

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