Léna Kandissounon : « Je veux poursuivre ma progression »

11 mai 2021 à 11:47

SOLDES I-RUN

Rendez-vous avait été pris le 5 mai à 17 heures, au stade Bréquigny de Rennes. C’est là, dans la capitale bretonne, après avoir grandi à Aulnay-sous-Bois, que Léna Kandissounon a choisi de s’installer en septembre 2019 afin de poursuivre sa jeune carrière dans le groupe d’entraînement de Marc Reuzé. Quelques mois plus tard, la demi-fondeuse de 22 ans connaît une progression fulgurante sur 800 m jusqu’à décrocher le titre de championne de France Elite en salle cet hiver. L’étudiante à Sciences Po Paris laisse éclater au grand jour un potentiel déjà entraperçu depuis la catégorie cadette. L’internationale tricolore espoir prend de plus en plus de plaisir sur le double tour de piste et ne craint pas l’effort de deux minutes. Dans cet entretien, l’athlète à la tête bien faite a accepté de se confier pendant une heure sur ses débuts sur 400 m, son expérience dans une université américaine ainsi que sur la suite d’une saison prometteuse.

— Léna, dans quelles circonstances avez-vous découvert l’athlétisme ?

Je courais plus vite que mes camarades dans la cour de récré donc je me suis naturellement dirigée vers ce sport. J’ai commencé l’athlétisme en 2008 vers l’âge de 10 ans mais depuis déjà l’âge de 6 ans je souhaitais en faire, j’étais bien sûr trop jeune pour m’inscrire et il me fallait revenir quelques années plus tard. En attendant, j’ai fait du multisport avec de l’équitation notamment et je suis revenue à 10 ans, en poussine deuxième année, au Dynamic Aulnay Club où je suis restée jusqu’en 2019 avant de rejoindre le Haute Bretagne Athlétisme. Jusqu’à cadette, j’ai touché à toutes les épreuves, des lancers à la marche athlétique en passant par les haies, le 1000 m et le saut en hauteur. Je détiens un record sympa à la hauteur avec 1,60 m établi en 2016. Le Dynamic Aulnay Club est très orienté vers le saut à la perche donc j’ai également essayé la discipline.

— Dès la catégorie cadette, vous vous spécialisez sur le tour de piste…

En cadette 1, je faisais un peu de tout et je ne savais pas trop sur quelle distance j’allais me spécialiser entre le 400 m et le 800 m. Pour mon premier 400 m je réalise moins de 59 secondes en salle (58″93 à Eaubonne en décembre 2013) sans trop me préparer. Les sensations de vitesse me plaisent, donc je me suis tournée vers cette spécialité. En 2015, j’obtiens mes deux premiers titres de championne de France, en salle à Nantes et en plein air à Albi. Je décrocherai ensuite deux autres titres nationaux chez les juniors, en plein air en 2016 à Châteauroux et en salle en 2017 à Nantes.

— En 2019, alors que vous continuez à progresser sur 400 m, vous faites le choix de monter sur 800 m. Pour quelles raisons ?

En 2018, lorsque j’étais espoir première année, j’ai eu un petit ralentissement dans mes performances sur 400 m alors que je battais mes records sur 100 m (11″97) et 200 m (24″19). Une amie, Clara Liberman, qui est spécialiste du 800 m, m’avait motivée pour courir avec elle un 800 m pour le plaisir sur un meeting à Saint-Denis au mois de juin. Et finalement, je réalise un chrono de 2’07″97. Trois semaines plus tard, mes championnats de France Elite sur 400 m ne se passent pas bien. Et le week-end suivant, je décide de m’aligner sur 800 m lors des France espoirs, pour ma première année dans la catégorie, et je remporte la finale en 2’07″72. Ça m’a fait du bien de terminer ma saison sur une note positive.

« J’avais envie de voyager et de voir une autre culture. »

— Et à l’issue de cette saison, vous décidez de partir aux États-Unis…

Je suis partie étudier un an à l’université de Northridge aussi connue sous le nom de CSUN, qui est située à Los Angeles, en Californie. J’ai eu la chance d’avoir une bourse à 100% et d’avoir l’un des meilleurs coachs au monde sur les haies, Lawrence Johnson qui entraîne Dalilah Muhammad, recordwoman du monde du 400 m haies (52″16). Vu que j’étais assez polyvalente, l’obsession de Lawrence était de me mettre sur 400 m haies et donc j’ai fait pas mal de séances spécifiques sur les haies mais à côté il me faisait aussi faire des séances spécifiques sur 800 m. La saison hivernale s’est bien passée avec un temps de 2’06″67 sur 800 m et le début de la saison estivale a aussi été intéressant avec un nouveau record sur 400 m en 53″87. Ensuite, quand je rentre en France je remporte les France espoirs à Châteauroux et je me qualifie pour les Europe à Gävle (Suède) sur 800 m et sur 4×400 m.

— Qu’est-ce qui vous a motivé à tenter l’expérience dans une université américaine ?

J’étais à Sciences Po à Paris dans un cursus pour sportifs de haut niveau et il n’y avait pas de troisième année à l’étranger comme c’est le cas dans la formation traditionnelle. Néanmoins, j’avais envie de voyager et de voir une autre culture, et sur le plan de l’athlétisme ça ne se passait pas comme je le souhaitais. Je voulais me lancer ce challenge pendant une année. À Los Angeles, il fait beau toute l’année !

— Comment votre arrivée et votre intégration dans le campus se sont-elles passées ?

Ça a été, j’avais un ami français Mathieu Tshani, spécialiste du triple saut, qui m’a bien accompagnée dès le début de mon séjour. J’ai tout de suite adoré les cours. Aux États-Unis, il y a un socle commun dans les programmes pour tous les cursus. J’ai d’ailleurs assisté à des cours d’astronomie ou de biologie ! Moi qui poursuis des études en Sciences Politiques après avoir décroché un Bac L, ce ne sont pas des cours adaptés dans mon projet professionnel mais j’ai trouvé les cours passionnants. Niveau athlé, je me suis entraînée énormément mais ça m’allait bien. Toutes les conditions étaient réunies pour réussir. Il y avait des installations et des infrastructures incroyables, il n’y a pas ces conditions dans beaucoup d’endroits en France.

— Quelle sont pour vous les différences majeures entre le système universitaire français et celui américain ?

Il y a beaucoup de gens qui disent que le système américain est adapté au sport mais ce n’est pas vrai. Il faut savoir qu’il y a beaucoup d’étudiants qui travaillent à côté pour financer les cours. Pendant qu’eux ils travaillent, nous on va à l’entraînement. Dans ma classe, j’avais un père de famille de 35/40 ans et il travaillait à côté. Pour le sport, les États-Unis mettent réellement les moyens et les sportifs sont socialement reconnus. Quand je me présentais en tant que sportive en cours, j’étais directement prise au sérieux. Ce n’est pas forcément le cas en France. J’ai eu la chance à Sciences Po de tomber sur un cursus adapté au sport de haut niveau mais il n’y a que quelques grandes écoles en France qui ouvrent des formations dédiées aux sportifs. Souvent, je trouve qu’on fait des études par défaut. Par exemple, on va en STAPS parce que c’est facile d’avoir des aménagements. C’est dommage car c’est important de faire des études. Il y a une déperdition dans la catégorie espoirs qui est hallucinante. Il y en a plein qui arrêtent, soit les études, soit le sport. Les deux sont complémentaires. Ça permet d’être bien dans sa tête et j’ai la chance de trouver mon équilibre.

— Actuellement, où en êtes-vous sur le plan des études ?

Depuis septembre dernier, je suis diplômée du cursus de sport de haut niveau de Sciences Po Paris. Et actuellement, je suis candidate au Master Communication, Média et Industrie Créative, toujours à Sciences Po Paris. J’ai passé le concours écrit et récemment l’oral, j’attends les résultats. Cette année, j’ai eu la possibilité de suivre quelques cours en candidate libre au sein de ce Master. J’arrive à bien concilier études et sport de haut niveau.

« Lorsque j’étais minime, mon entraîneur me disait qu’il fallait absolument que je fasse du 800 m plus tard. »

Depuis quand avez-vous le demi-fond dans un coin de la tête ?

Lorsque j’étais minime, mon entraîneur me disait qu’il fallait absolument que je fasse du 800 m plus tard et au début ça ne me tentait pas plus que ça. Je préférais le 400 m au vu de mes qualités de vitesse. Si effectivement j’ai toujours eu un profil 400/800 m, je ne regrette pas d’avoir fait mes armes sur 400 m dans les catégories jeunes où j’ai obtenu mes premiers titres et ma première sélection en équipe de France en 2016. Je pense sincèrement que ça aurait été plus difficile d’avoir des sélections sur 800 m.

 Votre progression a été très rapide. À quel moment avez-vous vraiment perçu que vous pouviez obtenir des résultats ?

Mon blocage sur 400 m m’a fait progresser rapidement sur 800 m. Néanmoins, je savais que j’allais monter un jour ou l’autre mais je pensais que ça arriverait lorsque je serai un peu plus vieille, à 30 ans par exemple. 

— Votre chrono sur 400 m est une aide inestimable pour briller sur 800 m…

Effectivement, c’est une richesse et la vitesse est difficile à travailler à l’entraînement lorsqu’on ne le fait pas jeune. Bosser le foncier c’est dur dans la tête mais ça se fait assez facilement. Techniquement, le sprint m’a beaucoup apporté et encore aujourd’hui avec Marc il y a un gros travail qui est mené sur la technique de course. C’est également pour cette raison qu’après les États-Unis je voulais rejoindre un coach orienté vers le sprint, plutôt 400/800 m que 800/1500 m.

— Qu’est-ce que vous trouvez le plus dur entre une séance spécifique 400 m et 800 m ?

Si je trouve que les séances spécifiques 800 m sont plus dures que les séances spécifiques 400 m, j’aime bien toutefois réaliser des séances assez longues comme par exemple un 600 ou un 500 m sur l’allure du 800 m, et après une petite récupération enchaîner des 200 m sur une allure plus rapide que celle du 800 m. Et quelle est la séance qui me fait mal ? Des répétitions de 300 m, c’est horrible mais il faut passer par là pour “perfer”.

« Il a une vision du sport et de la vie qui me correspond. »

Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à quitter Aulnay-sous-Bois pour Rennes en septembre 2019 ?

Étant née à Brest, la Bretagne est ma terre natale. Je savais où je mettais les pieds mais on ne sait jamais complètement comment ça peut se passer. Même si humainement ça se passe bien, dès fois ça ne colle pas sportivement. Et là, tout colle. Lorsque j’ai eu Marc au téléphone la première fois, ça a tout de suite accroché. Il a une vision du sport et de la vie qui me correspond. C’est un groupe mixte qui me correspond, avec plein de spécialités différentes, où figurent notamment Victor Coroller, Shana Grebo et Maël Gouyette. Je pense que ça me dérangerait d’être dans un groupe restreint exclusivement composé de filles qui courent le 800 m. Avec Marc, on a une relation positive basée sur l’échange. On discute beaucoup avant, pendant et après la séance. C’est quelqu’un de très curieux qui est sans cesse en remise en question. Sa méthode d’entraînement évolue et c’est pour cette raison que ça perf dans le groupe, il cherche toujours à faire mieux.

— Revenons sur votre saison hivernale. Quel bilan tirez-vous de vos courses en indoor ?

J’ai battu mon record (2’02″45 à Val de Reuil) à chaque sortie, donc c’est cool. Même si le 800 m ne se maîtrise jamais à 100%, j’ai beaucoup appris cet hiver sur chacune de mes courses. Il y avait toujours un axe de progression, je faisais beaucoup de fautes tactiques au début où je me suis laissée enfermer plusieurs fois. Et c’est pour ça que je finissais très fort, j’avais encore du jus sur la fin. C’est aussi la première fois que je courais avec des filles d’un très haut niveau que je vois d’habitude à la télé, j’ai trouvé ça très riche. Le titre de championne de France Elite vient couronner le tout à la fin et ça donne envie de continuer à progresser.

— Quel goût vous laisse ce titre de championne de France Elite en salle ?

Le goût du travail bien fait mais aussi le goût de la surprise. C’est une victoire qui fait du bien. Je voulais être championne de France mais si j’avais terminé deuxième derrière Noélie (Yarigo) c’était déjà excellent. Pour moi, Noélie est un exemple de réussite dans l’athlétisme. On est Franco-Béninoise toutes les deux, sauf que moi je cours pour la France et elle pour le Bénin. Juste avant la course, Marc m’avait dit “tu le sentiras quand il faudra y aller”. Au début, ça me faisait un peu peur qu’il me dise ça parce qu’il faisait confiance en mes sensations mais au début de la saison mes sensations n’étaient pas bonnes et je n’arrivais pas trop à sentir la course. Que je valide le fait que je puisse sentir les choses, même si lors de la finale je pars un peu tard, c’était plaisant.

— Qu’est-ce que vous aimez dans le 800 m ?

À l’entraînement, j’aime toutes les séances. Que ce soit le sprint, les footings, les séances sur piste, la musculation, la PPG, les côtes, je ne m’ennuie jamais. Typiquement, je ne pense jamais faire de marathon de ma vie, courir longtemps ce n’est pas ce que j’aime le plus. Et dans la course en elle-même, j’aime beaucoup l’aspect tactique et la vitesse avec l’accélération finale.

« Faire moins de 2 minutes. »

— Comprenez-vous le choix de la FFA de ne pas vous avoir sélectionnée pour les Europe en salle de Torun ? 

Je comprends mais ce n’est pas pour autant que je suis d’accord. J’ai pensé très fort que j’aurais été sélectionnée et je ne suis pas la seule à le penser. Beaucoup de passionnés et de coachs expérimentés m’ont dit qu’il y avait de fortes chances. C’est une décision qui a été générale, il fallait réaliser les niveaux de performance demandés par la FFA. C’était la règle pour tout le monde. Tous ceux qui ne les ont pas atteints n’ont pas fait partie de la sélection. Je ne suis absolument pas rancunière, quelques jours après Torun, je suis repartie au boulot et la prochaine fois je ferais les minima comme ça il n’y aura pas de questions à se poser.

—  Vous verra-t-on participer à une saison complète sur cross court ?

Ce n’est absolument pas prévu pour l’instant, peut-être un cross pour la prépa et encore. En revanche, j’aimerais bien faire le relais mixte, ça a l’air trop cool. On peut avoir une bonne équipe avec Agathe Guillemot, Maël Gouyette et Enzo Granger. J’aime beaucoup l’ambiance des relais.

— Rêviez-vous d’une carrière d’athlète de haut niveau ?

Je suis toujours dans la pré-carrière, je ne me considère pas encore comme une athlète de haut niveau, enfin que sur le papier, mais je le serais vraiment quand je pourrais me nourrir. Sincèrement, je n’aurais jamais imaginé être aussi forte. 

— Quels sont vos objectifs ultimes dans l’athlétisme ?

Faire moins de 2 minutes sur 800 m et participer à des JO.

« J’aimerai bien gagner deux secondes tous les ans mais ça n’est pas aussi facile ! »

— Les minima pour les Jeux olympiques de Tokyo sont fixés à 1’59″50. Est-ce que vous y pensez ?

J’y pense, oui, mais le mettre comme un objectif, non. Il ne faut pas se mettre de limites mais il faut rester lucide. Si je ne les fais pas, ce ne sera pas une saison ratée. Ce serait le bout de la cerise sur le gâteau. Je suis encore loin des 2 minutes mais paradoxalement les filles qui ont déjà passé en dessous sont super proches de moi. Je le voyais en salle cet hiver, ça se joue à rien mais en même temps on s’aperçoit que la différence de niveau est énorme. Je ne me prends pas trop la tête sur Tokyo, j’ai déjà eu une progression qui a été assez forte. Je veux poursuivre ma progression mais si elle n’est pas aussi forte ce ne sera pas étonnant. J’aimerais bien gagner deux secondes tous les ans mais ça n’est pas aussi facile !

— Vous êtes une des rares athlètes de haut niveau en France à avoir donné votre avis sur les pointes carbone…

Je pense que c’est le devoir d’un athlète de prendre position sur certains sujets athlé ou hors athlé. Il y en a beaucoup qui pensent qu’être athlète c’est juste courir vite, sauter et lancer loin mais il y a pas mal de choses derrière qu’un athlète doit maîtriser comme savoir s’exprimer, être un bon communicant ou faire preuve d’honnêteté envers le public et les athlètes. Et moi je suis honnête. Je porte des pointes carbone parce que ça m’aide, notamment dans la dernière ligne droite, ça rebondit tout seul. C’est une sensation assez agréable. Je ne veux pas prendre de retard par rapport aux filles. Même s’il n’y a pas d’études précises qui aient été menées sur le sujet, le gain est estimé à une petite seconde sur 800 m mais cela dépend de la façon de courir de l’athlète. J’ai de la chance d’avoir du pied donc ça m’aide pas mal en fin de course parce que je mets de la puissance. Il est compliqué de savoir si ma progression vient plus de l’entraînement ou vient des chaussures. Cependant, je tiens à préciser que je n’en veux pas aux athlètes qui disent qu’il n’y a pas de gain parce qu’entendre que “les chaussures courent pour toi”, c’est dur pour l’égo. Mon entourage sait que je bosse énormément à l’entraînement donc je ne réagis pas au quart de tour quand j’entends certaines remarques sur le sujet.

— Un nouveau règlement imposé par World Athletics aux athlètes hyperandrogènes empêche Caster Semenya désormais de concourir, sur les distances comprises entre le 400 m et le mile, sans faire baisser son taux de testostérone (seuil maximum à 5 nmol/L de sang). Quel est votre avis sur le sujet ?

Premièrement, elle souffre beaucoup de cette affaire et ne devrait pas subir cet acharnement. C’est une personne qui adore son sport et on devrait lui permettre de courir et ne pas la forcer à prendre des médicaments. D’un côté, je pense que les gens qui disent “non, elle ne doit pas courir, c’est un homme”, ont tort. Mais de l’autre côté, je pense aussi que les gens qui disent “qu’il n’y a pas de problème et qu’il n’y a pas de questions à se poser” ont tort. Parce qu’on le veuille ou non, elle est différente. En sport, il y a deux catégories qui sont définies : masculin et féminin. Mais lorsqu’une personne se trouve entre ces deux catégories, forcément il est compliqué de trouver sa place. Est-ce qu’il faudrait créer une nouvelle catégorie ? Je n’ai pas de réponse tranchée sur un sujet aussi complexe.

Après une heure de discussion, Léna Kandissounon s’éclipse avec un sourire et quelques mots de remerciement. L’entraînement l’attend. Au programme : 10×200 m progressifs.

Crédits photos : STADION

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