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Meeting de Montreuil : Semenya et Taylor illuminent la soirée

Malgré des conditions difficiles, le Meeting de Montreuil a quand même tenu ses promesses mardi soir. Retour sur les principaux résultats français et internationaux.

L’édition 2019 du Meeting de Montreuil a réservé quelques jolis moments, de belles bagarres, mais sans que ça ne débouche sur les grosses performances espérées. Les conditions n’étaient pas vraiment idéales avec une piste détrempée et avec un thermomètre pas très élevé. Si ce n’est les 17,41 m de l’Américain Christian Taylor (record à 18,21 m) au triple saut, la grosse performance n’est jamais sortie. Le double champion olympique et triple champion du monde n’a laissé aucune chance à adversaires en retombant à cette mesure dès son premier essai.

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Belocian devant Manga

Il y aura plus de soleil au Qatar assurément. Et ce n’est pas les hurdlers français Wilhem Belocian ou Aurel Manga, respectivement premier et deuxième du 110 m haies qui s’en plaindront. Mais sur la route de Doha, ils ont montré, ce mardi à Montreuil, qu’ils montaient en puissance. Wilhem Belocian (13″52 , -0,2 m/s) est venu battre son camarade tricolore pour un centième sur ses terres : « C’est pas sympa de ma part, je sais que je vais me faire tabasser à la sortie », plaisante le Guadeloupéen qui effectuait sa première course en métropole. Le sociétaire du CA Montreuil 93 Aurel Manga (13″53) avait coché depuis longtemps cette date du 11 juin et avait bien l’intention de briller devant son public : « Les chronos sont pas exceptionnels mais vu les conditions ça reste correct ».

Le recordman du monde américain Aries Merritt (12″80 en 2012) n’a pas pris le départ sur 110 m haies, souffrant d’une inflammation au genou.

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Caster Semenya fait le show

Le Meeting de Montreuil a souvent été le théâtre de magnifiques performances en demi-fond. Les organisateurs du Meeting de Montreuil ont frappé fort, en s’assurant la participation de la star Caster Semenya sur la distance atypique du 2000 m. Il lui était impossible de courir du 400 m au mile (1 609 m) en raison des nouveaux règlements de la Fédération internationale sur l’hyperandrogénie. Le 3 juin dernier, le tribunal fédéral suisse a suspendu ce règlement mais la Sud-Africaine a décidé de rester inscrite sur 2 000 m, où elle ne détient aucune référence. On comptait, bien sûr, sur la double championne olympique pour clore la soirée en feu d’artifice avec un record du monde sur 2 000 m. Après avoir été pendant 800 m sur les bases de la marque planétaire de Sonia O’Sullivan (5’25″36 en 1994), Caster Semenya a fini par craquer dans le dernier kilomètre (5’38″19).

Le local Mehdi Belhadj a pris tous les risques à 300 m de l’arrivée et a été récompensé de ses efforts, avec une quatrième place sur 1500 m en 3’42″54, dans une course remportée par l’Ougandais Ronald Musagala (3’42″34). Les spécialistes du 800 m Alexis Miellet (2e en 1’46″70) et Charlotte Pizzo (3e en 2’02″63) ont trouvé les ressources nécessaires, compte tenu des conditions difficiles, pour améliorer leur record personnel.

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Les sprinteurs français tirent leur épingle de jeu

Avec la présence de Marie-Josée Ta Lou, les chronos du 100 m femmes devaient s’affoler. Mais les sprinteuses des couloirs 1,2 et 3 n’ont pas entendu le deuxième coup de pistolet du starter, synonyme de faux départ. Ou du moins tardivement. Trop tardivement. Résultat, après une course facilement remportée par la vice-championne du monde en 11″31 (+0,1 m/s), les organisateurs ont ramené les troupes dans les starting-blocks pour courir une seconde ligne droite quelques minutes après. L’Ivoirienne, victime d’une crampe, n’a pu terminer la course.

La seconde course a été remportée par la Française Carolle Zahi en 11″51, qui était la plus fraîche physiquement. A noter qu’Orlann Ombissa-Dzangue, qui revient tout juste d’une blessure à la cuisse, n’a pas souhaité prendre part à la seconde course après s’être classée deuxième de la première course en 11″41. Chez les hommes, la victoire revient au Japonais Yuki Koike en 10″20 (vent nul) tandis Mouhamadou Fall prend la troisième place en 10″40.

Sur 400 m, Mame-Ibra Anne termine deuxième en 46″07 et avait le sourire en zone mixte : « J’ai couru un 400 m nage libre ! ». Chez les femmes, Amandine Brossier a pris la cinquième place en 53″74. En tout début de programme, Mamadou Kassé Hann (3e) a bouclé le tour de piste avec obstacles en 49″85, son meilleur chrono de la saison. Quatrième place et cinquième place de Solène Ndama (13″16) et de Laura Valette (13″27) sur 100 m haies.

Côté concours, Yoann Rapinier (6e avec 16,22 m) et Jean-Marc Pontvianne (7e avec 16,07 m) n’ont pas pu jouer les premiers rôles au triple saut. Dans la cage du marteau, on relèvera également les 67,78 m de Camille Sainte-Luce (5e) et les 67,44 m d’Audrey Ciofani (7e). En tout cas, le public francilien était aux anges d’accueillir et de voir des médaillés européens, mondiaux et olympiques à la pelle. Sur la route de Doha, il n’oublieront pas Montreuil. A l’année prochaine !

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