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Mélina Robert-Michon porte-drapeau aux JO 2020 ?

La vice-championne olympique du disque Mélina Robert Michon a le profil parfait pour prendre le relais de Teddy Riner dans le rôle du porte-drapeau de la délégation française aux JO 2020 l’été prochain.

C’est l’un des feuilletons les plus scrutés avant chaque début de Jeux Olympiques. À huit mois de la cérémonie d’ouverture à Tokyo (24 juillet au 9 août), plusieurs noms sont déjà dans les têtes pour officier en tant que porte-drapeau de l’équipe de France. Un rôle uniquement symbolique, mais ô combien honorifique qui vient récompenser une carrière, un esprit olympique, et qui met en avant une grande chance de médaille.

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Mélina Robert-Michon en pole

Porter le drapeau français pendant de longues heures lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques peut paraître anecdotique pour le grand public. Mais pour les athlètes disputant les JO, il s’agit d’un honneur qui fait rêver. Mélina Robert-Michon n’est pas la plus médiatique des championnes, ni la plus titrée, mais elle porte très haut l’esprit olympique. Médaillée d’argent à Rio en 2016, elle a repris la compétition cette année après avoir fait une pause pour prendre soin de sa grossesse. Il s’agira certainement de sa dernière année pour briller, alors qu’elle fêtera ses 41 ans à l’été 2020. Plusieurs arguments jouent en sa faveur : l’expérience puisqu’elle devrait participer à ses sixièmes JO ou encore son engagement contre le dopage dans le sport. Autre argument qui pourrait jouer en faveur de la championne : la parité. Depuis Laura Flessel en 2012, aucune femme ne s’est vu confier le rôle de porte-drapeau (Jason-Lamy Chappuis en 2014, Teddy Riner en 2016 et Martin Fourcade en 2018). De quoi convaincre le comité olympique français ?

Espérons également que la Lyonnaise puisse surmonter la fameuse malédiction qui semble avoir frappé les porte-drapeaux français ces dix dernières années : pourtant champions olympiques, Jason Lamy-Chappuis (Sotchi en 2014), Laura Flessel (Londres en 2012), Vincent Defrasne (Vancouver en 2010), Tony Estanguet (Pékin en 2008) et Bruno Mingeon (Turin en 2006) sont tous passés à côté de leurs JO l’année où ils ont porté avec fierté le drapeau tricolore.

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Le porte-drapeau français aux Jeux Paralympiques sera choisi par le public

Inédit. Pour la première fois dans l’histoire du sport français, un porte-drapeau aux Jeux paralympiques sera soumis au vote du grand public. La procédure initiée par le Comité paralympique et sportif français (CPSF) a été annoncée lundi 2 décembre à l’occasion du regroupement paralympique. Elle concerne le porte-drapeau des Jeux d’été de Tokyo en 2020. Les fédérations sportives désigneront leurs candidats. Ils devront tous avoir été soit champion paralympique depuis 2008, soit multi-médaillé lors de deux des trois dernières éditions des Jeux paralympiques.

La Fédération française handisport (FFH) pourra proposer jusqu’à trois candidats, en raison du grand nombre d’athlètes qui en sont issus. Un athlète encore non sélectionné pourra être candidat. S’il est élu par le public, il ne pourra être porte-drapeau qu’une fois sa sélection validée. Les grandes étapes de cette procédure seront dévoilées au début de l’année 2020. Le vote du grand public aura lieu en juin, le porte-drapeau ainsi élu sera annoncé en juillet 2020.

• Stockholm 1912 : Raoul Paoli (athlétisme)
• Anvers 1920 : Émile Ecuyer (athlétisme)
• Paris 1924 : Géo André (athlétisme)
• Amsterdam 1928 : Pierre Lewden (athlétisme)
• Los Angeles 1932 : Jules Noël (athlétisme)
• Berlin 1936 : Jules Noël (athlétisme)
• Londres 1948 : Jean Séphériades (aviron)
• Helsinki 1952 : Ignace Heinrich (athlétisme)
• Melbourne 1956 : Jean Debuf (haltérophilie)
• Rome 1960 : Christian d’Oriola (escrime)
• Tokyo 1964 : Michel Macquet (athlétisme)
• Mexico 1968 : Christine Caron (natation)
• Munich 1972 : Jean-Claude Magnan (escrime)
• Montreal 1976 : Daniel Morelon (cyclisme)
• Moscou 1980 : Défilé sous la bannière olympique
• Los Angeles 1984 : Angelo Parisi (judo)
• Séoul 1988 : Philippe Riboud (escrime)
• Barcelone 1992 : Jean-François Lamour (escrime)
• Atlanta 1996 : Marie-José Pérec (athlétisme)
• Sydney 2000 : David Douillet (judo)
• Athènes 2004 : Jackson Richardson (handball)
• Pékin 2008 : Tony Estanguet (canoë-kayak)
• Londres 2012 : Laura Flessel-Colovic (escrime)
• Rio 2016 : Teddy Riner (judo)

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