La Cloudsurfer revient avec une troisième génération qui entend bien remettre la douceur au centre du jeu. Pour y parvenir, On ne s’est pas contenté de changer la mousse puisque la marque suisse a entièrement repensé le couple entre matière et géométrie. Avec la nouvelle Surreal et un CloudTec Phase profondément retravaillé, la Cloudsurfer 3 vise une sensation inédite chez On, avec un amorti très moelleux, mais suffisamment vivant pour accompagner naturellement le déroulé du pied. Stadion a pu la tester en avant-première avant son lancement le 1er octobre. Voici notre avis !
Il suffit de quelques foulées pour comprendre où On veut emmener cette troisième génération de la Cloudsurfer. La chaussure accueille le pied avec une sensation immédiatement confortable, tandis que la semelle intermédiaire offre un amorti généreux qui filtre efficacement les impacts. Mais contrairement à certaines chaussures très amorties qui donnent rapidement l’impression de s’enfoncer dans la mousse, la Cloudsurfer 3 conserve une certaine vivacité. Le pied est accompagné plutôt qu’immobilisé, avec une transition suffisamment fluide pour que les kilomètres s’enchaînent sans effort.
C’est précisément cette association entre douceur et facilité de mouvement qui constitue le cœur du nouveau modèle. Pour parvenir à ce résultat, On n’a pas simplement remplacé la mousse de la Cloudsurfer. La marque helvète a travaillé simultanément sur le matériau et sur la structure de la semelle. La Cloudsurfer 3 inaugure ainsi la Surreal, une nouvelle supermousse développée à Zurich, tandis que le CloudTec Phase a lui aussi été entièrement repensé.


Une nouvelle mousse pour changer de registre
Le véritable événement technologique de cette Cloudsurfer 3 se trouve dans sa semelle intermédiaire. On introduit avec Surreal une nouvelle supermousse développée dans son Foam Competency Center d’On Labs Zurich. La marque suisse la présente comme une évolution majeure de son travail sur les matériaux, avec une volonté très claire en allant chercher davantage de douceur et de confort tout en conservant les qualités dynamiques nécessaires à une chaussure destinée à être portée régulièrement.
Et c’est là que le discours devient intéressant. Car On ne présente pas Surreal comme une simple mousse plus souple. Le travail porte sur la manière dont cette matière se comporte lorsqu’elle est associée à la géométrie de la semelle. L’objectif n’est pas seulement d’ajouter du moelleux sous le pied. Il s’agit de faire travailler ensemble la mousse et la géométrie pour obtenir un amorti qui accompagne le mouvement plutôt que de simplement l’absorber.



Selon les simulations FEA (Finite Element Analysis) réalisées en interne par On, l’association de Surreal et du nouveau CloudTec Phase permettrait d’obtenir 15,5% de compression supplémentaire par rapport à la supermousse utilisée seule. Autrement dit, la structure de la semelle permettrait à la matière de travailler davantage sous la charge. Autre donnée avancée par la marque : Une diminution de 9,9% de la force de freinage maximale, ce qui favorise une foulée plus fluide qu’avec une supermousse classique.
Ces chiffres ne constituent évidemment pas une mesure de sensations en conditions réelles mais ils proviennent de simulations informatiques réalisées par les ingénieurs d’On. Cela donne néanmoins une indication intéressante sur la philosophie du modèle. L’objectif n’est pas seulement d’ajouter du moelleux sous le pied. Il s’agit de faire travailler ensemble la mousse et la géométrie pour obtenir un amorti qui accompagne le mouvement plutôt que de simplement l’absorber. Et c’est justement sur ce point que la Cloudsurfer 3 devient intéressante à courir.
Le CloudTec Phase change encore de visage
Chez On, les fameux éléments Cloud font partie de l’identité de la marque. Sur cette Cloudsurfer 3, leur rôle va toutefois bien au-delà de l’esthétique. Le CloudTec Phase a été entièrement retravaillé afin que les éléments de la semelle puissent se comprimer successivement au fur et à mesure de l’avancée du pied. L’idée est celle d’un mouvement continu, avec un atterrissage déclenche une séquence de compression qui accompagne progressivement le déroulé jusqu’à la propulsion.
Sur le terrain, cela donne une chaussure qui ne cherche pas à imposer brutalement son rythme. La transition est plutôt progressive et naturelle. À allure tranquille, c’est particulièrement agréable. La Cloudsurfer 3 accepte de laisser le coureur dérouler sans résistance excessive. C’est aussi ce qui lui permet d’éviter l’un des défauts des chaussures avec beaucoup d’amorti, à savoir une sensation de lourdeur ou d’enfoncement à chaque appui.
Ici, la douceur est bien présente, mais elle n’efface pas complètement le retour d’information sous le pied. C’est évidemment sur ce terrain que la Cloudsurfer 3 révèle le mieux sa personnalité sur des footings faciles, récupération, sortie d’endurance ou kilométrage quotidien. Les premières foulées donnent rapidement cette sensation de confort que l’on attend d’une chaussure de ce type. L’amorti est généreux sans être excessivement pataud et la semelle accompagne bien le déroulé.
Une Cloudsurfer particulièrement à son aise sur les footings
Plus intéressant encore, la chaussure conserve une certaine vivacité lorsque l’on accélère légèrement. Elle n’est évidemment pas conçue comme une chaussure de compétition, mais elle n’oblige pas non plus à rester prisonnier d’une allure lente. Lors de nos différentes sorties avec la modèle aux pied, c’est justement ce compromis qui nous a marqué. La Cloudsurfer 3 est une chaussure douce, mais pas molle, confortable, mais pas totalement passive.
Pour les coureurs qui accumulent les kilomètres et recherchent avant tout une paire capable de rendre les sorties faciles plus agréables, le positionnement apparaît donc particulièrement cohérent. La Cloudsurfer 3 pourra ainsi trouver sa place dans la rotation de ceux qui privilégient la protection et la facilité, notamment pour les séances où l’objectif est de courir sans se soucier du rythme.


Une tige qui joue la carte du confort sans négliger le maintien
La transformation ne s’arrête pas sous le pied. La Cloudsurfer 3 reçoit une nouvelle version de la tige Warp Knit, pensée pour combiner respirabilité et maintien. Le mesh technique enveloppe le pied avec suffisamment de structure pour sécuriser le chaussant, tout en conservant une certaine souplesse. C’est un élément important sur une chaussure orientée confort. Lorsque l’amorti devient très présent, une tige trop lâche peut rapidement donner une sensation de flottement. Ici, On cherche au contraire à maintenir le pied en place sans rigidifier l’ensemble. La logique est finalement la même que celle de la semelle, avec du confort, mais avec suffisamment de contrôle pour que la chaussure reste agréable lorsque le rythme évolue.
Notre verdict : Une paire référence pour les footings
Avec cette troisième génération, On ne cherche finalement pas à transformer la Cloudsurfer en ce qu’elle n’est pas. La paire reste une chaussure destinée aux footings et aux entraînements du quotidien, conçue pour accumuler les kilomètres avec un maximum de confort. Les Cloudsurfer 3 sont disponibles à 170€.

Mousse : Surreal Superfoam
Semelle : CloudTec Phase repensé pour une transition plus fluide
Tige : Warp Knit, mesh technique respirant, maintien sécurisé

Mousse : Surreal Superfoam
Semelle : CloudTec Phase repensé pour une transition plus fluide
Tige : Warp Knit, mesh technique respirant, maintien sécurisé
Les notes des On Cloudsurfer 3
En résumé
- On a aimé
- Amorti doux et confortable
- Foulée fluide
- Confort sur les footings
- On a moins aimé
- Chaussure assez volumineuse
- Le poids de 285 g
- Manque de dynamisme à allure rapide, mais ce n’est pas sa vocation première
Points clés des On Cloudsurfer 3
- Catégorie : Chaussure d’entraînement (daily trainer)
- Surface : Route
- Usage : Footing, récupération, jusqu’aux sorties longues faciles
- Mousse : Surreal Superfoam (nouvelle mousse de On)
- Technologie : CloudTec Phase retravaillé
- Tige : Warp Knit (mesh technique respirant, maintien sécurisé)
- Niveau : Débutant / Intermédiaire / Confirmé
- Poids : 285 g (taille 42 H)
- Drop : 8 mm
- Prix : 170 €
- Disponibilité : 1er octobre 2026 (boutiques spécialisées), distribution globale début 2027
























