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Valentin Charles, premiers pas chez les grands

Pour sa première sélection en équipe de France A lors du match international d’épreuves combinées à Prague (République Tchèque) ce week-end, Valentin Charles ne s’est pas laissé impressionner. Aux côtés de l’expérimenté Gaël Querin et des athlètes confirmés de la discipline hexagonale Jérémy Lelièvre et Maxime Maugein, le sociétaire du Stade Rennais athlétisme réalise un total tout proche de son record personnel (5450 contre 5511 points). Mais le protégé de Philippe Geffrouais ne compte pas en rester là.  Son objectif ? Progresser, encore et toujours avec en ligne de mire les Championnats d’Europe espoirs qui auront lieu du 13 au 16 juillet 2017 à Bydgoszcz en Pologne.

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— Stadion : Bonjour Valentin, vous venez tout juste de participer au match international d’épreuves combinées à Prague. Racontez-nous votre heptathlon dans le détail.

J’avais très hâte de le commencer. J’étais un peu stressé par rapport à d’habitude, c’était une nouvelle expérience. J’ai réussi à bien reproduire ce que je faisais à l’entraînement. Ma première journée se passe super bien, avec un record sur le 60m, à nouveau un super saut en longueur depuis le temps que j’attendais ça. Le poids et la hauteur se passent pas trop mal, et je sors de la première journée en avance de 90 points sur mon record et dans le top 8. Deuxième journée plus dure mais satisfaisante sauf la perche qui me coûte mon record personnel, mais je confirme mon total des championnats régionaux.


ʻʻ Je pense être autant à l’aise en salle qu’en extérieur ʼʼ


.— Justement, grâce à vos 5511 points lors des championnats de Bretagne vous avez honoré votre première sélection chez les grands, avez-vous le sentiment d’avoir passé un cap ?

Pas forcément avoir passé un cap. Mais je suis heureux de confirmer mes performances de l’année dernière. La montée de la hauteur des haies (106 cm chez les espoirs et seniors contre 99 cm en juniors) et le changement de poids (7 kg contre 6 kg) ne m’handicapent pas plus que ça par rapport à ce que je pensais.

— Quelle ambiance régnait au sein de l’équipe de France à Prague ?

Il y avait une super ambiance tout le monde se soutenait. Les plus vieux étaient là pour mettre les plus jeunes à l’aise. Il y avait une super cohésion d’équipe.

— Vous sentez-vous aussi à l’aise en plein air qu’en salle ?

J’adore la salle, j’adore les disciplines comme le 60m qui demande beaucoup d’explosivité. Je pense être autant à l’aise en salle qu’en extérieur. Mais j’ai pas encore eu l’occasion de confirmer en salle mes performances de l’année dernière en plein air.

— Que vous apporte le fait de côtoyer tous les jours à l’entraînement les meilleurs jeunes décathloniens français, à savoir Mathias Ako et Maxence Pecatte ?

C’est un plus, il y a une super ambiance, on travaille bien et on s’amuse bien. C’est vraiment un plaisir de venir aux entraînements, le fait de les côtoyer permet de se tirer la bourre aux entraînements.

— Que vous a apporté Philippe Geffrouais que vous avez rejoint en 2014 ?

Quand je suis arrivé au sein du groupe de Philippe, on a revu beaucoup de choses. À commencer par mes marques sur l’ensemble de mes sauts et mes techniques de course. On a également réduit le nombre de compétitions et le nombre de répétitions de courses de saut ou de lancers aux entraînements. On essaye de faire du mieux dès le premier coup, pour ne pas se fatiguer et se mettre en difficulté. C’est un entraîneur qui encourage et nous soutient beaucoup. C’est très important d’avoir une bonne relation avec son entraîneur.


ʻʻ Je peux encore progresser sur toutes les épreuves ʼʼ


— S’entraîner sur l’ensemble des épreuves du décathlon, c’est souvent un exercice d’équilibriste. Comment organisez-vous vos séances ?

Sur une séance la plupart du temps nous travaillons deux disciplines. Une course et un saut ou un saut et un lancer par exemple, on essaye de travailler des disciplines qui se suivent les jours de compétition.

— Dans quelles épreuves pensez-vous avoir le plus de marge de progression ?

Actuellement c’est sur la perche. Je peux encore progresser sur toutes les épreuves mais à mon avis où j’ai le plus de marge c’est sur le saut à la perche.

— Vous n’avez pas été sélectionné aux Mondiaux juniors cet été. La déception est-elle effacée ?

J’aurai aimé être sélectionné. J’étais très déçu cet été. Mais maintenant c’est derrière moi et il faut que je me concentre sur les compétitions à venir.

— Vous êtes actuellement en tête des bilans espoirs français sur l’heptathlon espoirs. Comment envisagez-vous la suite de la saison ?

Je ne participerai pas aux championnats de France d’épreuves combinées ce week-end à Rennes. Je vais repartir sur des entraînements pour préparer les France Elite. Les championnats d’Europe espoirs seront un des objectifs de l’été avec les championnats de France des épreuves combinées. Cela serait super d’y participer dès la première année dans la catégorie espoirs. Pour le moment je vais voir comment la saison va se dérouler.

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