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Yoann Rapinier fait un bond jusqu’au Texas

Cantonné au rôle de spectateur l’année dernière à cause d’une blessure à la cheville, Yoann Rapinier a besoin de retrouver un second souffle. Pour y parvenir, le triple sauteur de l’Entente Franconville Cesame Val d’Oise, détenteur d’un record à 17,45 m, n’a pas hésité à franchir l’Atlantique. Il est actuellement en stage à El Paso au Texas où il a posé ses valises pour un mois et demi. Le champion de France Elite 2014 espère s’y préparer sérieusement avant d’attaquer la saison estivale en mai. Et de se rassurer avec des repères plus solides en rentrant en France où il sait que la concurrence sera féroce pour composter son billet pour les Mondiaux à Londres.

— Stadion : Bonjour Yoann, pour votre concours de rentrée à El Paso (Texas), vous avez réalisé 16,60 m, une performance que vous n’avez pas réalisée depuis votre quatrième place au Europe de Zurich en 2014. Est-ce une satisfaction ?

Oui et non. C’est une satisfaction parce que je peux enfin sauter sans problème physique. J’ai eu une période avec beaucoup de blessures. J’ai à cœur de montrer ce que je sais faire aujourd’hui. Mais ce premier concours ne me satisfait pas vraiment, j’aurai aimé faire mieux. A moi de travailler pour que la prochaine compétition soit meilleure.

— Sur les réseaux sociaux, on s’aperçoit que vous commencez à faire de belles séances de bondissements. Vous retrouvez vos sensations des années précédentes ?

Oui je partage quelques séances sur les réseaux et je reçois beaucoup de messages d’encouragement. Cela me motive d’avantage parce que je suis de mieux en mieux physiquement. Ça me donne une force supplémentaire d’être autant soutenu. Il y a beaucoup de travail à faire encore mais je sens que je suis sur la bonne voie.

— Selon vous, que vous manque t-il pour retrouver des performances dignes de votre vrai niveau ?

Pour retrouver mon niveau j’ai besoin de temps, de travail et des soins pour éviter les petits bobos. Je suis convaincu que je peux retrouver mon meilleur niveau et même aller plus loin, à moi de faire le job maintenant.


ʻʻ Je m’emploie à rattraper le retard de cet hiver ʼʼ


— Vous êtes actuellement en stage à El Paso. Comment s’est déroulée jusque-là votre préparation ?

Le stage se passe très bien. Je suis avec mon groupe d’entraînement, les séances s’enchaînent bien, malgré le retard que j’ai pris cette hiver (opération de la cheville gauche) mais j’ai quand même pu sauter. Aujourd’hui on repart sur de nouveaux cycles d’entraînement et je m’emploie à rattraper le retard de cet hiver. Pour l’instant mon coach a l’air d’en être satisfait.

— Justement, on vous sent très proche d’Antony Yaïch. Est-ce important d’avoir une relation forte avec son entraîneur ?

Oui, évidemment. C’est capital, j’ai entièrement confiance en ses entraînements Cela fait plus de 10 ans qu’il m’entraîne, donc il y a forcément un lien qui s’est créé au fil des années. Avec les dernières saisons et mes blessures, j’ai appris à encore mieux le connaître et ça ne fait que me motiver d’avantage à progresser.

— Vous étiez aux Championnats du Monde à Moscou en 2013, à 22 ans. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Je garde en mémoire plusieurs choses. Il y a la médaille de Teddy Tamgho et l’ambiance au sein de l’équipe de France. Et il y a bien sûr ma finale même si j’ai eu une mauvaise approche. Puis surtout mon gars “Dess” (Yoann Décimus) avec qui j’étais en chambre qui s’est appliqué à me mettre dans les meilleures conditions, alors qu’il avait lui même sa compétition à faire. Je n’oublierai jamais cette compétition car j’ai appris beaucoup sur moi-même. Mais aussi sur d’autres athlètes comme les deux que j’ai cités et d’autres également.


ʻʻ À court terme, mes objectifs sont de passer la barre des 17 mètres ʼʼ


— La concurrence s’annonce une nouvelle fois relevée sur le triple saut, dans la course aux billets pour les Mondiaux de Londres…

C’est très simple… en France, faire 17 mètres ne suffira pas pour aller aux Championnats du Monde. Le niveau est super élevé. J’espère que chacun montrera le meilleur de lui-même pour offrir un spectacle inoubliable aux championnats de France à Marseille (14-16 juillet) mais aussi aux Mondiaux (5-14 août).

— A plus court terme, quelles sont vos ambitions ?

À court terme, mes objectifs sont de passer la barre des 17 mètres et retrouver ce niveau de performance me donnerait les armes et la tranquillité d’esprit pour commencer cette nouvelle saison dans les meilleures conditions.

Enfin, juste un petit mot sur Heather Arneton avec qui vous vous entraînez au quotidien…

Soyez attentif à ses prochains résultats sur la page de la Mentor Academy. Go Heather ! Montres leur ce que tu sais faire.

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