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Championnats de France de semi-marathon : Le roi Devanne !

Ambiance tout au long du parcours jusqu’à la ligne d’arrivée franchie en 1h06’40 par Julien Devanne et en 1h19’23 par Cécilia Mobuchon sous une forte chaleur. Récit de la 45e édition du semi-marathon Auray-Vannes.


Plus de 3000 coureurs ont pris le départ, à 13h pétantes, de la 45e édition du semi-marathon, support des Championnats de France de la discipline. Depuis la ligne de départ dans la zone d’activités de Pluneret, en lisière d’Auray (Morbihan) jusqu’à l’arrivée au stade de Kercado, à Vannes, nous avons suivi sur une moto de presse, l’avancée de la course et l’ambiance tout au long du parcours.


L’animation avant le passage des coureurs ressemblait à s’y méprendre à celui du Tour de France avec la course de rollers, les voitures anciennes et les solex ainsi que la caravane publicitaire, très prisée sur le bord de la route. Sur le plan des résultats, c’est le Burundais Dieudonné Nsengiyuma qui a décroché la victoire en 1h06’37. Très loin du record détenu par le Kenyan William Cheseret depuis 2001 (1h02’12), mais belle performance tout de même. Côté Français, on attendait une course serrée et ce fut le cas. Le nom du vainqueur le prédestinait certainement au sacre à Vannes. Julien Devanne a fait fort sous la chaleur bretonne. En argent et en bronze par le passé, l’Angevin d’origine a laissé explosé sa joie en coupant la ligne d’arrivée en 1h06’40 : « C’est le plus beau jour de ma vie, je ne pense pas pouvoir dormir pendant une semaine. Je suis super fier de moi, ça vient récompenser vingt ans de course à pied ».

Plusieurs fois au bord de la rupture, l’athlète de l’Athlétic Trois Tours a fait montre d’un fort mental. Des efforts qui ont fini par payer lorsqu’il a réussi à reprendre à un kilomètre de l’arrivée Abraham Niyuonkuru (2e en 1h07’14) : « J’avais prévu de partir “tranquillement”, j’ai à chaque fois suivi le peloton de tête mais ça a beaucoup attaqué. J’ai été souvent décroché mais j’ai réussi à revenir à chaque fois. Je me disais : accroche-toi ! Au fur et à mesure, ça a commencé à péter. J’ai accéléré, on s’est retrouvé à trois en tête ». Une très belle mise en jambes avant les France de Marathon le 13 octobre à Metz où il visera une nouvelle breloque nationale. Le Brestois Florian Caro qui a maîtrisé la distance était tout heureux d’hériter de la troisième place en 1h07’48 : « Au quatorzième kilomètre, j’ai commencé à avoir un coup de moins bien mais j’ai essayé de garder le cap pour repartir avec une médaille ».

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Cécilia Mobuchon sans complexe

Championne de France l’an passé à Saint-Omer, Fadouwa Ledhem remettait son titre national en jeu. À moins d’une défaillance de la représentante de l’EA Cergy-Pontoise, on ne voyait pas qui pouvait l’empêcher de ceindre une nouvelle couronne. L’internationale tricolore a malheureusement été prise au quatorzième kilomètre d’un malaise, victime des 30° au thermomètre. De son côté, Cécilia Mobuchon n’a pas eu besoin de s’acclimater à la chaleur qui est son quotidien à Saint-Martin (Antilles françaises). Venue en métropole pour le mariage de sa petite sœur, qui avait lieu la semaine dernière, la sociétaire de l’ASC Siroco a déjoué les pronostics les plus optimistes pour s’imposer à la surprise générale. Partie prudemment jusqu’au dixième kilomètre, elle a trouvé les ressources physiques et mentales pour rattraper le retard qu’elle avait sur ses concurrentes : « Je ne voulais pas me cramer pendant la première partie. J’ai vu que je commençais à passer des filles qui lâchaient. A un moment, j’ai entendu que j’étais cinquième et ça m’a redonné du punch ». Dans les derniers kilomètres, elle prend les devants. Forte, très forte.

La Saint-Martinoise née à Saint-Brieuc s’est s’envolée vers la victoire malgré la belle lutte avec Anne Le Cunuder (1h20’14) et Emeline Gruau (1h20’28) qui l’accompagnent sur le podium. Arrivée avec la trentième meilleure performance des engagées en Bretagne (1h24’30), la médecin urgentiste a abaissé sa marque de référence de plus de quatre minutes. Elle a avalé ce parcours vallonné, où les faux plats et les relances s’enchaînent, en 1h19’23 : « La fin de parcours n’était pas facile à gérer mais je suis contente de m’être battue et de ne jamais avoir lâché ». 

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Une édition qui compte parmi les meilleures

Si vous êtes un fidèle lecteur de www.stadion-actu.fr, le nom et le visage de Mélody Julien vous sont forcément familiers. Très souvent citée dans nos colonnes, elle a brillamment remporté le titre espoirs en 1h22″35 : « L’objectif principal c’était de gagner dans ma catégorie, c’est fait. Maintenant on va se concentrer sur les France de 10 km à Canet-en-Roussillon le 6 octobre. C’est la date d’anniversaire de mon entraîneur Max Lesauvage, j’aimerai lui faire un beau cadeau ». Sur un parcours qui mêle à la fois difficulté et convivialité, James Theuri, sixième au scratch en 1h08’23, et Julie Sylvain (1h21’40) sont montés sur la plus haute marche du podium chez les masters. Guillaume Ruel s’est imposé chez les espoirs hommes en 1h11’48

Le semi-marathon Auray-Vannes intervient après la traditionnelle coupure estivale. Pour certains, ce fut l’occasion de se remettre « en jambes » après les vacances d’été. A l’arrivée, certains s’écroulent. D’autres hurlent de plaisir ou de douleur. Mais après la récupération, un sentiment partagé : le soulagement d’en avoir fini. L’essentiel, pour eux, était là. Plus de 4000 participants sur l’ensemble des courses, un beau plateau de concurrents, la chaleur à surmonter et de l’ambiance, tels furent les ingrédients qui ont participé à la réussite de cette journée. Les organisateurs ne pouvaient pas rêver de meilleures conditions pour marquer les 45 ans de cette fête de la course à pied.

Nous vous donnons rendez-vous à Doha (Qatar) dans moins de deux semaines pour les Championnats du Monde !

Tous les résultats, en cliquant ici.

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