Ce dimanche 20 septembre 2026, la commune d’Ames, nichée dans la province de La Corogne, va devenir la capitale mondiale de l’ultrafond en accueillant les Championnats du monde des 100 km IAU. Sous une chaleur annoncée supérieure à 30 degrés en milieu d’après-midi, la compétition réunira un plateau international d’une forte densité avec des Bleus ambitieux.
Il n’y a pas que les Mondiaux de Running à Copenhague qui vont prendre la lumière ce dimanche. Le grand rendez-vous planétaire des 100 km se disputent à Ames, près de Saint-Jacques-de-Compostelle, et promet un combat d’usure captivant entre les athlètes les plus endurants de la planète. Le 100 km sur route n’a pas la lumière des projecteurs, mais il impose un respect absolu. Enfiler plus de deux marathons d’affilée demande bien plus que du souffle. Il faut de la bouteille, des milliers de kilomètres au compteur et une maîtrise parfaite acquise sur les épreuves « plus courtes ».
Aleksandr Sorokin et l’armada japonaise en première ligne
Et si l’on des des favoris, chez les messieurs, tous les regards se tournent vers la star lituanienne Aleksandr Sorokin, qui détient du record du monde depuis 2023 en 6h05’35, soit une allure moyenne de 16,41 km/h (3’39 par km). Ce monstre de l’ultra-endurance devra toutefois composer avec une armada japonaise toujours redoutable emmenée par le tenant du titre Jumpei Yamaguchi, sacré à Bangalore en 2024 avec un temps de 6h12’17 et deuxième à Berlin en 2022, Tatsuya Itagaki, Taketoshi Oe et Masato Tanaka, une sélection habituée à imposer des rythmes destructeurs. L’Américain Charlie Lawrence (2h14’23 sur marathon à Boston), recordman du monde du 50 milles en 4h48’21, ainsi que le Polonais Dariusz Nozynski et le Britannique Alex Milne se poseront en prétendants très sérieux aux places d’honneur.
Benjamin Polin et Jason Pointeau ont un coup à jouer
L’équipe de France masculine aborde ce rendez-vous sans sa tête d’affiche Guillaume Ruel, recordman d’Europe du 50 km (2h47’23 à Pretoria en 2022), mais elle s’appuiera sur la solide régularité de Benjamin Polin, de la partie lors des deux dernières campagnes (19e à Berlin en 2022 et 15e à Bangalore en 2024) ainsi que double champion de France de la spécialité (2022 et 2023) et du marathon (2024 et 2025). Le Vosgien sera épaulé par Jason Pointeau, champion de France 2026 à Steenwerck en 6h23’41 pour sa première incursion et auteur de 2h09’50 sur marathon à Valence en 2025, Steven Galibert, Justin Dourlens et Jan Gutermann pour tenter de décrocher une médaille par équipe.
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Camille Chaigneau porte les ambitions françaises
Chez les dames, l’absence de la double championne du monde en titre Floriane Hot, qui vient de donner naissance à son deuxième fils prénommé Marcel, redistribue totalement les cartes et laisse présager une course très ouverte. La Britannique Sarah Webster, troisième en 2024 en 7h19’18 et femme la plus rapide d’Europe en 7h03’48 (Perth en 2024), et la Polonaise Dominika Stelmach, sixième en 2024, s’avancent comme de très solides candidates au sacre mondial. L’Irlandaise Catriona Jennings et l’Américaine Courtney Olsen, dixième en 2024, apporteront leur expérience des grands rendez-vous, tandis que l’équipe du Japon sera portée par Miho Nakata, quatrième il y a deux ans.
La championne de France en 7h19’50 (record en 7h06’32) Camille Chaigneau, vice-championne du monde 2022, fera figure de cheffe de file pour le clan français et jouera sa carte individuelle au plus haut niveau, bien soutenue par les sœurs jumelles Malory et Selina Leroy, qui avaient passé la ligne d’arrivée dans la même seconde à Steenwerck, en 7h28’05. La chaleur pourrait également jouer un rôle majeur, avec un thermomètre attendu ce dimanche au-delà de 30 degrés en milieu d’après-midi, des conditions particulièrement éprouvantes pour une épreuve aussi longue. Le départ sera donné à 8h30.
Crédit photo : UTMB























