Jeux olympiques de Tokyo : Premier contrat rempli pour Renaud Lavillenie

31 juillet 2021 à 6:23

Belle satisfaction pour Renaud Lavillenie qui s’est qualifié pour sa troisième finale olympique du saut à la perche à Tokyo en franchissant 5,75 m. Le Français a laissé entrevoir un bel état de forme lors des qualifications. Petit miracle pour Pierre-Ambroise Bosse qui a dû attendre un repêchage au temps pour se sortir des séries du 800 m. Il retrouvera Gabriel Tual en demi-finales du double tour de piste. Quinzième des qualifications, Mélina Robert-Michon ne connaîtra pas une nouvelle finale olympique.

Les qualifications du saut à la perche constituent un passage obligé mais toujours redouté par les concurrents, y compris les plus illustres. Renaud Lavillenie s’est fait peur et a frôlé la correctionnelle en passant 5,50 m, sa barre de rentrée, à sa troisième tentative. Le Clermontois a validé son billet pour sa troisième finale olympique consécutive grâce à premier saut à 5,75 m. Pour la première fois depuis 2012, le Français  n’aborde pas cette grande compétition avec l’étiquette de grandissime favori. Blessé à la cheville depuis le 11 juillet, le double médaillé olympique (or à Londres et argent à Rio) a entamé une course contre la montre pour pouvoir défendre ses chances au Japon.

Sur le sautoir de Tokyo, il a semblé retrouver une partie de ses sensations et peut donc espérer sauter vers une troisième breloque aux Jeux : « Il y a trois semaines, je me suis fait une vraie vilaine entorse, ça a complètement faussé la préparation finale. Je n’avais pas le droit de lâcher. Ces derniers jours ont été très durs. Il y a deux jours, je n’arrivais même pas à courir et là j’arrive à sortir un concours sorti de nulle part. Mon expérience et ma détermination, ça paye à un moment donné ». En revanche, c’est terminé pour Valentin Lavillenie (17e) et Ethan Cormont (22e) qui n’intègrent pas le top 12. Le dernier cité, champion d’Europe espoirs il y a quelques jours à Tallinn, n’a pu franchir que 5,50 m et a connu trois échecs à 5,65 m. Le frère cadet de Renaud Lavillenie, lui, a effacé 5,65 m avant de tenter 5,75 m sans succès.

 

Deux sur trois pour les spécialistes du 800 m

Aussi bizarre que cela puisse paraître, on peut terminer sixième de sa série du 800 m et accéder aux demi-finales des Jeux olympiques. Demandez à Pierre-Ambroise Bosse ! Persuadé d’être éliminé après sa sixième place en 1’45″97, il ne s’est pas caché derrière des faux-semblants en zone mixte : « J’ai fait un peu n’importe quoi, inconsciemment j’ai eu peur des places qualificatives et je me suis mis à mener pour pouvoir me qualifier au temps. Je sors par la petite porte ! ». En tête dès le rabattage, le champion du monde de Londres en 2017 a pris la course à son compte (52″13 au 400 m) mais a coincé au moment de l’emballage final. Il a fallu attendre la sixième et dernière série pour que le demi-fondeur de 29 ans soit finalement sauvé avec un repêchage au temps.

Un autre Français verra les demi-finales et il s’agit de Gabriel Tual ! Placé dans la première série, avec l’inconvénient de ne pas pouvoir s’adapter aux prestations de ses concurrents, le sociétaire de l’US Talence est parvenu à prendre la troisième place directement qualificative en 1’45″63. Ça a été plus compliqué pour Benjamin Robert, cinquième de sa course en 1’47″12, qui n’a pas trouvé les clés pour s’ouvrir les portes des demi-finales. Le Toulousain n’a pas su mettre à profit sa capacité d’accélération dans le final. Parmi les favoris, grosse impression laissée par le Kényan Ferguson Rotich, vainqueur de sa série en 1’43″75.

 

Mélina Robert-Michon ne s’offrira pas une nouvelle finale

Elle rêvait d’or olympique depuis cinq ans et sa deuxième place à Rio mais elle ne verra pas la finale. Mélina Robert-Michon a malheureusement été éliminée d’entrée au lancer du disque, en ne prenant que la quinzième place des qualifications, alors qu’il fallait être parmi les douze premières. Une grosse désillusion pour la Lyonnaise (record à 66,73 m). Après un premier jet dans le filet, elle a validé ses deux essais suivants mais sans parvenir à réussir mieux que 60,88 m. La Française est restée à 64 centimètres des 61,52 m de la Brésilienne Izabela da Silva, douzième et dernière qualifiée pour la finale. Une performance pourtant largement à sa portée. À 42 ans, la discobole française sera absente d’une finale olympique pour la première fois depuis Athènes, en 2004.

Diminuée par une blessure au genou droit contractée il y a près de trois semaines à l’entraînement à Nantes, Laura Valette (8e en 14″52) n’a pas pu défendre ses chances d’accéder aux demi-finales sur 100 m haies. De son côté, Cyréna Samba-Mayela n’a pas pris le départ en raison d’une blessure à l’ischio-jambier survenue lors de l’échauffement.

Tous les résultats des Jeux olympiques, en cliquant ici.

Crédits photos : Solène Decosta / STADION
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