Marathon de Valence : « C’est une course que j’adore », assure Nicolas Navarro

30 novembre 2023 à 20:11

Cette course, le Français s’y prépare depuis des mois. Nicolas Navarro foulera pour la septième fois le macadam de l’une des belles stations balnéaires des côtes espagnoles ce dimanche à l’occasion du Marathon de Valence mais n’aura pas trop le temps d’observer le magnifique décor qui l’entoure. Le sociétaire de la SCO Ste Marguerite (record en 2h06’45 à Séville en 2023) tentera de sécuriser sa place pour les JO de Paris 2024. Arrivé à Valence depuis hier midi, le fondeur coaché par Jérémy Cabadet s’est accordé une pause interview.

— Nicolas, êtes-vous satisfait de votre préparation effectuée pour le Marathon de Valence ?

J’ai réalisé la préparation que je voulais faire. Avant d’attaquer la préparation d’un marathon, on se dit qu’on va en faire plus que lors de la dernière prépa mais ça s’est globalement bien passé. En volume kilométrique, la plus grosse semaine a été 240 km et en moyenne sur les trois dernières semaines on a tourné aux alentours de 215/220 km. Depuis les 20 km de Marseille-Cassis le 29 octobre, j’ai à chaque fois passé des semaines à 200 km.

 

— Avez-vous changé quelque chose dans votre approche ou votre préparation par rapport au Marathon de Valence de 2022 ?

On n’a pas innové plus que ça avec Jérémy, on est resté sur ce qu’on sait faire.

 

— Vous sentez-vous plus fort que l’année dernière à la même période où vous aviez réalisé les minima olympiques pour Paris 2024 en 2h07’01 ?

On a travaillé des allures plus rapides à l’entraînement, notamment sur des sorties longues et sur des séances allure marathon. J’espère que je serais plus fort dimanche que je l’ai été l’an dernier.

« L’objectif premier, c’est de valider la qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024 »

— Valence, c’est clairement une course qui vous sourit, le chrono descend à chacune de vos participations depuis 2017…

C’est une course que j’adore et Floriane (Hot, sa compagne, championne du monde 2022 et recordwoman d’Europe des 100 km en 7h04’03) aussi. Chaque année le chrono descend sauf en 2021 où, un petit peu blessé (ischio-jambiers), j’ai couru avec Floriane (2h41’31). Je me sens bien à Valence donc pourvu que ça dure. Le parcours est magnifique et il est très plat avec peu de virages, ce qui ne permet pas de casser trop le rythme et de se relancer à chaque fois. Les cinq derniers kilomètres sont en légère descente donc cela aide aussi à terminer plus frais pour la toute fin de course.

 

— Vous partirez sur les bases de 1h02’30 au semi…

Cela va dépendre de l’allure du groupe 2 parce que le groupe 1 va partir sur des bases de 2h02/2h03. Normalement il est prévu que le groupe 2 s’élance sur ce rythme-là et si ça se confirme, je partirais avec eux.

 

— Vous devinez ma prochaine question : Pensez-vous être en mesure de battre le record de France (2h05’22 par Morhad Amdouni à Paris en 2022) ?

Forcément, si on part sur cette cadence, j’aimerai que ça tienne le plus longtemps possible et pourquoi pas jusqu’à l’arrivée. Après je sais qu’il y aura Morad au départ et il est en forme je pense. Il peut très bien améliorer son record. L’objectif premier, c’est de valider la qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024 et puis s’il y a un gros chrono derrière, tant mieux.

« Je pense que je peux progresser sur la vitesse »

— Beaucoup de Français seront sur la ligne de départ, est-ce une motivation supplémentaire ?

C’est cool d’avoir une confrontation directe face à des athlètes qui visent aussi les JO mais je vais faire ma propre course dimanche.

 

— Courir aux côtés de Kenenissa Bekele, est-ce quelque chose de particulier ?

C’est une légende de l’athlétisme et de la course à pied ! J’ai eu la chance d’être à côté de lui au départ et de courir avec lui à Paris en 2014 (1er en 2h05’04) lors de son premier marathon. C’est toujours quelque chose d’être proche de lui au départ.

— Dans quels secteurs avez-vous le plus de marge de progression ?

Je pense que je peux progresser sur la vitesse. J’aimerai bien passer sur du plus court en début d’année prochaine afin justement de reprendre un peu de vitesse. Au final, cela fait plusieurs années que je n’ai pas vraiment préparé un 10 km ou un semi-marathon. 

« Je veux bien sûr remercier Floriane et Nino, mes plus grands soutiens »

— Qu’est-ce que vous aimez sur le marathon ?

J’aime la durée de l’effort et la préparation aussi. On ne sait jamais trop ce qui peut se passer pendant une course. Il y a aussi cette notion de gestion de bien se connaître, bien s’écouter et bien gérer ses allures. Le marathon permet aussi de tester nos limites, sans les dépasser de trop sinon on prend le mur. J’apprécie rentrer dans une préparation avec beaucoup de kilomètres en poussant son corps un peu plus loin. Évidemment, il y a l’émotion lorsqu’on franchit la ligne d’arrivée, que je retrouve que sur marathon.

 

— On vous sent épanoui dans votre projet olympique…

C’est vrai et rien de tout cela ne serait possible sans mon équipementier On, mes partenaires les Pompiers du 13 et la SCO Ste Marguerite, ainsi que mon coach Jérémy Cabadet qui m’accompagne depuis 2017. Je veux les remercier pour leur engagement. Je veux bien sûr remercier Floriane et Nino (né en juin dernier), mes plus grands soutiens, ainsi que tous mes proches qui sont à mes côtés au quotidien. Une prépa marathon, ce n’est pas facile à gérer pour eux aussi.

Les chronos de Nicolas Navarro au Marathon de Valence

  • 2017 : 2h17’56
  • 2018 : 2h12’39
  • 2019 : 2h10’01
  • 2020 : 2h09’17
  • 2022 : 2h07’01

Le départ du Marathon de Valence 2023 sera donné ce dimanche 3 décembre à 8h15.

Crédits photos : Antoine Decottignies / STADION

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