Meeting de Monaco : Jimmy Gressier, le nouveau joyau de la couronne

22 juillet 2023 à 10:48

La magie a encore opéré lors du Meeting de Monaco. Les héros du soir ne portaient pas de capes mais ont couru très vite dans un stade Louis-II où des performances de haut vol se sont enchaînées. Jimmy Gressier nous a encore montré un peu plus toute l’étendue de son talent en s’appropriant le record de France du 5000 m en 12’56″09. Côté international, la Kényane Faith Kipyegon a fait péter le record du monde du Mile (4’07″64) de près de cinq secondes. Récit d’une très (très) belle soirée d’athlétisme sur le Rocher !

Monaco, le Palais princier, le Casino, les plages privées… et Jimmy Gressier ! Dans une longue interview publiée dans nos colonnes il y a une semaine, le Boulonnais de 26 ans avait annoncé vouloir « passer sous la barrière des 13 minutes sur 5000 m au Meeting de Monaco ». L’élève d’Arnaud Dinielle et d’Adrien Taouji n’est pas du genre à parler pour ne rien dire. Après les paroles, les actes. En coupant la ligne d’arrivée des douze tours et demi en 12’56″09, le « p’tit gars » du Chemin-Vert s’est emparé du record de France en s’adjugeant un chrono en dessous des 13 minutes espéré depuis longtemps. Jimmy Gressier a effacé des tablettes nationales les 12’58″83 d’Ismail Sghyr (2000 à Oslo). Très intelligemment, le recordman d’Europe du 5 km s’est assuré d’être toujours devant la lumière rouge de la Wavelight programmée sur le meilleur temps hexagonal de l’histoire sur 5000 m.

Il obtient par la même occasion son billet pour les Mondiaux de Budapest et les Jeux olympiques de Paris 2024, obtenant par ailleurs une honorable neuvième place ce soir, à distance toutefois de l’Éthiopien Hagos Gebrhiwet (12’42″18). « Je suis très heureux d’avoir réalisé ça devant ma famille, j’avais envie de pleurer quand je les ai vus de la ligne de départ. Mais il faut maintenant que je me rapproche des 12’50. Cela passera par beaucoup de travail avec mes coachs que je remercie mille fois d’être toujours présents », nous confie Jimmy Gressier qui a développé une relation toute particulière avec la Principauté où il a déjà battu par deux fois le record d’Europe du 5 km (2020 en 13’18 puis 2023 en 13’12). 

 

 

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« Jimmy mérite ce record, si les gens savaient les efforts qu’il consent au quotidien ! »

Passé à notre micro en zone mixte, le trio de choc du demi-fondeur tricolore était évidemment aux anges. « C’est magique ! Il y aura un avant et un après cette date. Très belle course de Jimmy tout en maîtrise, il a pris ses responsabilités et il a su gérer avec la lumière. On ne l’a jamais vu crispé, toujours en contrôle et il finit très fort le dernier tour, il a vraiment franchi un cap », analyse Adrien Taouiji. « Nous sommes fiers de ce qu’il a réalisé ce soir, et c’est sûr que ça lui donne plus d’ambitions pour Budapest où il peut viser un top 8. On voit qu’il s’approche de la maturité. Ça a mis un peu de temps sur 5000 m mais le travail et la persévérance finissent toujours par payer », poursuit Arnaud Dinielle. « Jimmy mérite ce record, si les gens savaient les efforts qu’il consent au quotidien ! C’est aussi une très belle récompense pour Adrien et Arnaud après un long travail. Trois ans maintenant que l’on travaille comme des acharnés tous les jours, c’est une juste récompense. C’est bien aussi pour le demi-fond français car c’est un record qui datait d’assez longtemps et ça va pousser les Français vers le haut avec aussi Hugo Hay qui a réalisé 13’02 », conclut François Chiron (accompagnateur scientifique depuis près de trois ans). Dans une course folle où neuf athlètes sont descendus sous les 13 minutes, son compatriote Yann Schrub, médaillé de bronze sur 10 000 m à Munich, a fini douzième en 13’17″95.

 

Record d’Europe pour Katir

Et une démonstration de force de plus ce soir sur 5000 m. L’Espagnol Mohamed Katir a effacé le record continental détenu auparavant par le Norvégien Jakob Ingebrigtsen. Le médaillé de bronze des Mondiaux de Eugene a terminé quatrième en réalisant un temps remarquable de 12’45″01 (contre 12’48″45). Dans le même temps, l’Éthiopien Berihu Aregawi et l’Ougandais Jacob Kiplimo avaient pour objectif de battre le record du monde de Joshua Cheptegei, qui avait bouclé les douze tours et demi en 12’35 »35 à Monaco en 2020. Cependant, ils n’ont pas pu maintenir la même vitesse que la Wavelight. Aregawi a pris la deuxième place en 12’42″58, tandis que Kiplimo s’est assuré la sixième place en 12’48″78.

 

Record de France pour Cleyet-Merle, minima pour Guillemot 

Le temps d’une soirée, les étoiles se sont posées sur le Rocher. Et pas n’importe lesquelles, car pas moins de 19 champions du monde et olympiques ont ébloui la Principauté. Dans un stade Louis-II toujours au rendez-vous de cet incontournable de la saison, les spécialistes de sprint et de demi-fond se sont lancés dans une course effrénée à la gloire éternelle. Comme presque chaque année, la réunion monégasque s’est achevée avec son lot de records personnels, meilleures performances mondiales mais surtout d’un record mondial, confirmant la réussite sans faille de cette piste rapide et magique pour les meilleurs athlètes de la planète.

Faith Kipyegon est chez elle à Monaco. Auteure d’une performance XXL, l’une des plus grandes demi fondeuses de l’histoire a explosé le record du monde du Mile (1609 m) chez les dames. Avec un chrono de 4’07″64, la Kényane a balayé de près de cinq secondes la dernière meilleure performance de tous les temps réalisée par la Néerlandaise Sifan Hassan en 2019. La Kényane revenait sur le Mile, distance où le record du monde avait été battu à Monaco en 2019 (4’12″33). Rappelons que la jeune maman avait déjà battu deux records… de deux autres distances dont celui du 1500 m à Florence (3’49″11 le 2 juin) et celui du 5000 m à Paris (14’05″20 le 9 juin). La star de cette soirée monégasque n’a pas caché sa joie au micro : « Je suis très heureuse d’avoir battu ce record du monde. J’étais même un peu surprise de la vitesse de la course. Mais en tout cas, je voulais battre le record du 1500 m… et c’est fait. Je veux inspirer les jeunes générations car j’ai travaillé très dur pour battre tous ces records du monde, et jamais je n’aurais pensé pouvoir en détenir trois. »

 

 

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Côté Tricolore, Bérénice Cleyet-Merle a terminé en onzième position mais a surtout battu le record de France en 4’26″06, marque qui appartenait à Alice Finot depuis le mois dernier (4’26″68 à Montesson). « Le record de France, c’est fou ! Il y avait une cellule au 1500 m pour avoir un chrono que l’on n’a pas encore, j’espère avoir réalisé les minima pour Budapest, je croise les doigts ». Finalement et pour un peu plus de quatre dixièmes (passage au 1500 m en 4’03″91 alors que les minima sont fixés à 4’03″50), la pensionnaire d’Athlétisme Villeneuve La Garenne devra retenter sa chance. À noter que Bérénice Cleyet-Merle détient déjà le record de France seniors en salle (4’31″99 à Boston en 2022). Sa camarade Agathe Guillemot a pris la onzième place en 4’26″92 et peut avoir le sourire car après un premier 1500 m éclair. Chronométrée en 4’03″26, la Bretonne du Haute Bretagne Athlétisme s’est acquittée des minima pour la Hongrie.

 

Warholm express, minima olympiques pour Vaillant et Happio

Parti comme une fusée, le recordman du monde Karsten Warholm a signé la meilleure performance planétaire de la saison sur 400 m haies avec un chrono de 46″51, le deuxième plus rapide de sa carrière, devant le champion du monde en titre, le Brésilien Alison Do Santos et ses 47″66. « Avec cette piste et cette foule, c’est toujours sympa d’être ici à Monaco. Gagner une course veut toujours dire quelque chose. C’est pourquoi je cours. C’était vraiment spécial de courir aux côtés d’Alison Dos Santos, il n’était pas loin sur ma droite mais j’étais en plein forme ». L’Américain CJ Allen a pris la troisième place (47″84), un poil devant le Français Ludvy Vaillant, heureux de sa course. « Il y a eu tellement d’émotions parce que j’ai vu que j’étais capable de faire une très bonne course. Je suis tellement content d’avoir réalisé les minima olympiques, c’est tellement satisfaisant… Les locomotives devant (Warholm et Dos Santos) nous ont poussé jusqu’au bout ». Autre Tricolore présent dans cette course, Wilfried Happio a fini en cinquième position en 48″25, pas très loin de son meilleur chrono de la saison (48″13).

 

 

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Le triplé de Yanis Meziane !

Quelle course de Yanis Meziane ! Champion d’Europe espoirs il y a six jours seulement à Espoo (Finlande), celui qui est né au Japon a réalisé un triplé fantastique sur 800 m hommes. Avec un chrono de 1’44″30 (ancien : 1’44″78), le jeune homme de 21 ans s’est offert un record personnel, les minima pour les Mondiaux mais également les minima pour les Jeux olympiques. Et dire que le représentant de l’Athlé 91 n’a fini que septième de ces deux tours de piste prouvent que le top niveau était au rendez-vous. Très bien lancé par Ludovic Le Meur qui faisait office de lièvre, le Kényan Wycliffe Kinyamal est ressorti vainqueur de ce 800 m avec le meilleur chrono de la saison en 1’43″22. Interrogé à la suite de cette course mémorable, le protégé de Boris Le Helloco était au paradis. « Je suis champion d’Europe espoir la semaine dernière et je suis tellement heureux. Et puis mardi, j’apprends ma participation à Monaco. J’ai dû me remettre dans le bain mentalement et cela a payé. J’ai fini très fort ce soir, bien mieux qu’à Paris et je suis tellement content ! »

 

 

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McLaughlin-Levrone forfait, Natalia Kaczmarek remporte le 400 m femmes

Sydney McLaughlin-Levrone avait regardé le Meeting de Monaco depuis les tribunes du stade Louis-II l’année dernière et était très attendue cette année. Patatras, quelques heures avant le début du 400 m féminin, elle a dû déclarer forfait « en raison d’une gêne au genou« , comme indiquait un communiqué rédigé par l’organisation en lien avec le staff de l’athlète. Un véritable coup dur pour celle qui avait remporté les sélections américaines sur 400 m il y a deux semaines en 48″74 (dixième performeuse mondiale de l’histoire). La détentrice du record du monde du 400 m haies a laissé sa place à la Sud-Africaine Zenéy Van der Walt. La course s’est jouée entre la Polonaise Natalia Kaczmarek et l’Américaine Shamier Little. La première nommée s’est imposée en 49″63 tandis que l’Américaine a pris la seconde place avec un chrono de 49″68. La Néerlandaise Lieke Klaver a déboulé en troisième position (49″99).

 

L’inquiétude Duplantis ?

Armand Duplantis a subi sa première défaite en compétition depuis le 2 septembre 2022 et le meeting de Bruxelles. La faute à des crampes aux ischios-jambiers que Sam Kendricks n’a pas su faire passer malgré les massages de l’Américain. Lors du concours de saut à la perche, le Suédois a été stoppé à 5,72 m sur le perchoir monégasque et a buté par deux fois à 5,92 m. Son dernier essai à 6,02 m n’a rien donné. Le recordman de la discipline a maintenant moins d’un mois pour préparer aux mieux les Championnats du Monde de Budapest (19 au 27 août). Le natif de Lafayette en Louisiane a rassuré tout le monde après le concours « Aujourd’hui ne s’est pas passé comme prévu et c’est ma dernière compétition avant les championnats du monde à Budapest. Je vais essayer d’être prudent, de bien me reposer et d’essayer de travailler sur mon côté gauche mais je pense que c’était juste une mauvaise journée et je serai de retour en pleine forme à Budapest ». L’épreuve de la perche a finalement souri à l’Américain Chris Nilsen, auteur d’un saut à 5,92 m au premier essai (avant trois échecs à 6,02 m).Côté Tricolore, Thibaut Collet (8e) s’est arrêté prématurément, à 5,62 m, barre que Renaud Lavillenie n’est pas parvenu à franchir, restant planté à 5,42 m et à une dixième place. Les deux français ont réagi à ces contre-performances.

 

 

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« Il y a quand même de la déception, alors que les conditions étaient bien réunies. Mais voilà, je sais qu’il y a encore du boulot. Physiquement ça va de mieux en mieux et rien ne m’indique que je ne peux pas faire 5,80 m. Maintenant, il faut que je mette les choses en place, trouver les bons repères d’engagements sur mes dernières foulées et arriver à faire partir mes sauts.« , analysait à chaud le Clermontois avant de poursuivre avec plus d’optimisme. « Il ne manque pas grand-chose et on est de plus en plus frustrés avec le coach parce qu’on sent que ça ne se joue à rien. Maintenant j’ai le couteau sous la gorge, il ne me reste plus qu’une compétition avant les Mondiaux, donc il va falloir que je me bouge aux championnats de France d’Albi. »

Son compatriote isérois, Thibaut Collet n’a pas caché sa déception à l’issue du concours. « Je suis surpris, très déçu. Tout s’est bien passé jusqu’à ma première barre. Je commence pour la première fois à 5,62 m. Je passe au premier essai, je ne fais pas un mauvais saut. Et derrière je me suis retrouvé avec toutes mes perches trop souples, notamment celle avec laquelle j’ai fait 5,82 m. C’est dommage. En plus, on s’est rendu compte qu’il y avait un poteau qui était complètement tordu et qui était 10 cm plus près que l’autre. Mais ce sont des faits de concours, pas des excuses du tout. »

 

Shericka Jackson au-dessus sur 200 m

Dans un plateau relevé sur 200 m féminin, Shericka Jackson a pris le virage du demi-tour de piste à toute vitesse et a été flashée en 21″86 (+0,2 m/s), le huitième chrono en carrière. « J’étais surprise par mon chrono, j’ai fait une longue séance d’entraînement hier(jeudi) ». Derrière la Jamaïcaine, la sprinteuse des îles Vierges Julien Alfred (22″08) a pris la seconde place tandis que la Britannique Dina Asher-Smith s’est arrachée pour finir sur le podium en 22″83. Gabrielle Thomas, la médaillée de bronze des derniers JO, a semblé en difficulté, terminant septième en 22″67 et loin de ses standards habituels.

 

6,77 m pour Hilary Kpatcha en longueur

Dans le bac à sable, la lutte fut rude. Chez les femmes, l’Italienne Larissa lapichino a signé son record personnel en 6,95 m (+0,3 m/s) pour s’adjuger la première place du concours prestigieux de saut en longueur devant l’Américaine Tara Davis-Woodhall (6,88 m, +0,2 m/s) et la Serbe Ivana Vuleta et ses 6,86 m (vent nul). La Française Hilary Kpatcha a pris une prometteuse quatrième place après un premier puis un cinquième essai mesuré à 6,77 m (un sans vent et l’autre -1,1 m/s). « Je suis heureuse d’avoir réussi à m’exprimer sur ce sautoir avec un super plateau. Techniquement, le premier saut était propre et c’est ce que je recherche actuellement, de construire mon concours avec déjà des premières tentatives abouties. J’aborde les Championnats de France Elite à Albi (28 au 30 juillet) en pleine confiance, surtout que c’est dans ma région, il y aura tout mon staff, mes amis et toute ma famille. »

 

 

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Bedrani a deux doigts des minima

Les minima étaient si proches pour Djilali Bedrani. Malgré une neuvième place au classement final du 3000 m steeple, le Toulousain a rendu une copie très propre en 8’16″81, son meilleur chrono de la saison. Cela n’a pas quand même pas suffi pour réussir les minima (8’15″00). Un autre frenchie s’est hissé juste derrière en dixième position, Nicolas-Marie Daru (AL Echirolles) a une nouvelle fois battu son record avec 8’18″45. A noter que c’est le Kényan Simon Kiprop Koech qui remporte la course en 8’04″19.

 

Hugues-Fabrice Zango chipe la 1ère place sur le fil

Dominé de la tête et des épaules par le Jamaïcain Jaydon Hibbert (2e avec 17,66 m, +1,7 m/s) durant presque toute la partie, le concours du triple saut a finalement filé dans les bras du Burkinabé Hugues-Fabrice Zango. Le vice-champion du monde à Eugene l’année dernière a réussi à atterrir à 17,70 m (-0,4 m/s) lors de sa sixième tentative. Le Français Jean-Marc Pontvianne a pris la cinquième place avec 16,71 m (+0,1 m/s).

 

Bapté au coeur d’un 100 m haies de haute volée

Sans la championne olympique en titre, la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn, le 100 m haies féminin a tout de même tenu ses promesses. Une photo finish a dû départager les deux Américaines, Nia Ali et Kendra Harrison, vice-championne olympique et ancienne détentrice du record du monde de la discipline (12″35 cette année). La première citée l’a emporté en 12″30 (+0,6 m/s) avec le record du meeting en poche devant sa compatriote Harrison (12″31). Alaysha Johnson, une autre américaine, prend la troisième place en 12″39. La Française Laëticia Bapté a terminé sixième de cette course très rapide, en battant son record personnel de cinq centièmes en 12″73, également synonyme de minima olympiques. « Je savais que j’étais en forme aujourd’hui et que j’avais les jambes. Du coup, j’ai juste couru et le plan a fonctionné car le chrono est bon. Il me manque encore quelques courses pour continuer à le faire descendre davantage. »

 

 

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Omanyala, le plus rapide sur 100 m

La ligne droite masculine a conclu une soirée magique sur le Rocher. Après un duel intense entre le Kényan Ferdinand Omanyala et le Botswanais Letsile Tebogo, le favori et recordman d’Afrique s’est imposé en 9″92 (+0,6 m/s). Tebogo termine un cheveu derrière en 9″93 suivi du Jamaïquain Ackeem Blake (10″00). Le vétéran Yohan Blake peut se targuer de finir quatrième de cette course en égalant sa meilleure performance de la saison en 10″01.

Tous les résultats du Meeting de Monaco 2023, en cliquant ici.

Texte : Dorian Vuillet
Crédits photos : Jean-Luc Juvin / STADION

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