Semi-marathon des Sables-d’Olonne : Mélody Julien à la fête sur 5 km

28 mai 2023 à 18:22

Succès pour la 30e édition du Semi-marathon des Sables-d’Olonne ce dimanche avec près de 4000 coureurs au départ sur les trois épreuves du programme. Un anniversaire célébré dans la joie et la bonne humeur, avec de beaux vainqueurs et de belles performances. Le Marocain Abida Ezamzami (1h04’47) et l’Algérienne Nawal Yahi (1h15’18) n’ont laissé qu’une mince part du gâteau à leurs adversaires. L’internationale française Mélody Julien a également régalé sur 5 km avec un chrono de 16’20. Placé sur une moto presse, notre reporter était dans le peloton de tête pour suivre ces magiciens du macadam.

Pour cette édition sportive et comme d’habitude festive, le semi-marathon des Sables-d’Olonne célébrait ses 30 ans ce dimanche 28 mai, lors du week-end de la Pentecôte. Une belle longévité et une course anniversaire qui a ravi près de 4000 personnes alignées sur les trois épreuves (5 km, 10 km et semi-marathon) et qui s’est donc fêtée en très grand comité. Les engagements étant clos depuis dix jours, obtenir un dossard sur les 21,195 km demandait donc un certain sens de l’anticipation.

Réunis dès 10h30, les 2300 coureurs du semi-marathon s’élancent, sous un soleil qui frappe déjà fort, sur le nouveau parcours roulant en deux boucles, avec des passages sur l’emblématique Remblai, poumon de la course sablaise et lieu de promenade par excellence des locaux et touristes. Tout ce beau monde est encadré par une équipe d’environ 400 bénévoles, tout le long du tracé. Dès les premiers mètres en tête de peloton, certains font déjà la différence en partant sur un rythme très rapide, tandis que d’autres prennent plus leur temps. Pas grave, la plupart des participants sont là avant tout pour se dépasser et terminer la course.

 

« Merci au public »

Annoncée ouverte avant le coup de pistolet du fait de la densité des prétendants, la course phare l’a été encore plus en raison de la chaleur et du vent. Depuis plusieurs années, c’est la même : les coureurs des hauts plateaux débarquent dans la station balnéaire vendéenne avec le beau ciel bleu (et même de la chaleur) et trustent, la plupart du temps, les places sur le podium. Toujours une excellente nouvelle pour le spectacle. Et pour que la fête soit encore plus belle, il était capital que de grands noms de l’athlétisme viennent s’ajouter au long palmarès de l’épreuve. Ça a été chose faite avec le triomphe d’Abida Ezamzami qui a produit son effort décisif au 17e km. Grand seigneur, à l’arrivée, ses tous premiers mots sont pour les organisateurs, les coureurs et les spectateurs. « Tout d’abord, je remercie l’organisation et les bénévoles pour l’accueil et leur sympathie, un grand bravo à tous les participants, et merci au public qui m’a beaucoup encouragé tout au long du parcours, ça m’a beaucoup aidé aujourd’hui ». Constat validé par notre reporter : À chaque passage de la tête de course, les sourires illuminaient l’ensemble des visages de toutes ces générations réunies au bord du Remblai, fières des magiciens du macadam, que chacun a l’impression de connaître. Partout sur le parcours, la foule, bienveillante, était au rendez-vous.

 

 

« J’ai déjà réalisé les minima pour les Championnats du monde de Budapest sur marathon à Daegu (Corée du Sud) le 2 avril avec un chrono de 2h09’04. Mon objectif, ce sont les Jeux olympiques de Paris 2024 », nous confie tout sourire le fondeur de 33 ans qui a rallié la ligne en 1h04’47. Celui qui détient une meilleure marque de 1h02’01 sur semi-marathon s’est toutefois cassé les dents sur le record de l’épreuve détenu par Yohan Durand en 1h03’17 depuis 2021. Juste derrière, on retrouve, les Algériens Youcef Addouche (1h05’45, record personnel) et Menad Lamrani (1h06’02, Amiens UC). Du côté des dames, la palme est revenue à l’Algérienne de l’Athlé 92, Nawal Yahi (dix-neuvième au scratch), visage bien connu des courses hexagonales, en 1h15’18 mais en deçà du record de l’épreuve de Fatiha Klilech-Fauvel (1h13’12 en 2007). Podium 100% Algérien avec Souad Aït Salem (1h15’42) et Malika Benderbal (1h17’21).

 

 

La chaleur a joué les trouble-fêtes

Il y a des invités dont on se passerait bien volontiers. Pour le semi-marathon des Sables-d’Olonne, il s’agit du soleil, qui avait décidé de cogner fort. Le thermomètre est ainsi monté jusqu’à 28 degrés, causant quelques dégâts chez les coureurs, tous niveaux confondus. À l’arrivée, il y a ceux qui sont frais comme des gardons, pas très nombreux, et ceux, beaucoup plus nombreux qui grimacent de douleur après un peu plus de 21 kilomètres d’effort. Il fallait voir ces derniers à l’arrivée se rafraîchir la tête la première dans la bassine d’eau géante laquelle a été prise d’assaut par les finishers ! Les derniers courageux franchissent la ligne d’arrivée en moins de 3 heures. Mais là encore, le chrono importe peu. Il faut juste aller au bout. Dans les courses running, derrière ceux qui se sont battus pour la victoire et les premiers accessits, ils sont des centaines à avoir franchi la ligne d’arrivée avec ce sentiment d’avoir atteint l’objectif fixé depuis plusieurs semaines.

 

 

Stephen Ogari souverain sur 10 km

Côté purement sportif, les victoires avaient de la valeur dimanche, que ce soit sur 5 km, 10 km, et semi-marathon car il y avait beaucoup de coureurs avec de belles références, à commencer par le Kényan Stephen Ogari qui a décroché la timbale sur 10 km en 29’40 (record en 28’51) dans la cité sablaise après avoir fait la différence sur la deuxième partie de course. Le sociétaire d’Athlé 92 a déployé son impressionnante foulée pour mettre à la raison les Tricolores Hicham Briki (29’54, AS Anzin), quatrième des France de semi-marathon à Saint-Omer, et Mathieu Brulet (30’11, AS Saint-Junien), champion de France Masters du 10 km en 2022. Du côté des dames, la Marocaine du CA Balma Saadia Fadili s’est emparée des lauriers en 35’05 alors que le podium a été complété par Manon Evrard (36’01, EFCVO) et Charlène Étoile (36’30, A3 Tours/Free Run).

 

 

Mélody Julien, la balade du dimanche

En parallèle de ce semi et de ce 10 km se disputait pour la première fois un 5 km dont le départ a été donné à 8h30. Au sein du plateau Elite, l’une des fiertés de l’organisation renvoie à la présence de Mélody Julien. Un nom dans le paysage français, qui vient de claquer le 7 mai dernier un chrono de 2h29’07 au Marathon de Prague, devenant ainsi la huitième meilleure performeuse française tous temps. Engagée sur 5 km, la sociétaire de l’Association Multisports Montredonnaise, qui comptait déjà 44 secondes d’avance sur sa dauphine au bout du premier kilomètre (passage en 3’02), a abaissé son record personnel de trois secondes avec un temps de 16’20. Là voilà désormais prête pour la Coupe d’Europe du 10 000 m à Pacé samedi prochain : « C’était un bon entraînement pour préparer Pacé !, souligne la protégée de Max Lesauvage. J’espère qu’on fera un podium par équipes et battre mon record personnel ». On peut ajouter que Mélody Julien termine treizième au scratch, à une minute pile du vainqueur homme.

Chez les messieurs, la victoire finale s’est jouée au sprint et à ce petit jeu, c’est finalement Jordan Thiré (Mairie Sportive de Fort de France) qui l’a emporté en 15’20, une seconde devant David Chiffoleau (15’21, Nantes Métropole Athlétisme). 

Fort de ses 30 ans d’existence, le semi-marathon des Sables-d’Olonne n’a pas l’intention de ralentir la cadence alors que 30 000 runners ont participé à faire de la course sablaise une épreuve intournable dans le milieu de la course à pied.

Tous les résultats, en cliquant ici.

Crédit photo : STADION

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