Meeting de Paris : Le jour de gloire de Benjamin Robert

19 juin 2022 à 9:26

Dans la chaleur étouffante du stade Charléty, Benjamin Robert a enflammé les supporters en remportant le 800 m du Meeting de Paris dans le chrono de 1’43″75, devenant le troisième meilleur performeur français de tous les temps sur la distance. Récit d’une course à couper le souffle !

Chaud, très show, le Meeting de Paris où tous les facteurs étaient réunis ce soir au stade Charléty pour exploser des records : un soleil très généreux, peu de vent, un plateau composé d’athlètes de ce qui se fait de mieux au monde et un public nombreux. Benjamin Robert en a profité pleinement. Impossible de ne pas faire un focus sur autre athlète dans ce résumé : Le Toulousain de 24 ans a offert au public (15 827 spectateurs) un double tour de piste sensationnel et spectaculaire.

 

 

Si le finaliste olympique Gabriel Tual, auteur d’un départ très rapide (passage au 400 m en 49″74) en se calant dans la foulée du lièvre, a tenu aux avant-postes jusqu’au 750 m, il n’a pu résister au retour de son camarade français. Au terme d’une dernière ligne droite époustouflante, au cours de laquelle il a réussi à se faufiler en jouant des épaules entre le Néerlandais Tony Van Diepen (3e en 1’44″14) et Gabriel Tual (4e en 1’44″23, record personnel), l’élève de Sébastien Gamel a signé la première victoire de sa carrière en Diamond League. Le tableau d’affichage ne se trompe pas : 1’43″75, troisième temps planétaire de l’année 2022.

 

 

Il pouvait savourer et lever les bras au ciel avant de s’effondrer au sol, aussitôt félicité par Pierre-Ambroise Bosse, ce qui avait tout l’air d’une passation de pouvoir. Une fin de course digne des illustres Marc Raquil (Paris 2003) et Floria Gueï (Zurich 2014) qui ont accompli l’un des plus beaux finish de l’histoire de notre sport sur 400 m. Benjamin Robert devient à cette occasion le troisième meilleur performeur français de l’histoire, derrière Pierre-Ambroise Bosse (1’42″53 en 2014 à Monaco) et Mehdi Baala (1’43″15 en 2002 à Rieti).

 

 

« Je suis cuit, j’en peux plus ! »

Le double champion de France Elite (2020 et 2021) est ensuite passé par toutes les émotions en apprenant sa disqualification en raison d’un accrochage avec Tony Van Diepen. Vous l’aurez compris, il a finalement été réintégré au classement final, le jury l’ayant blanchi après visionnage de la vidéo. Une issue heureuse pour l’étudiant en deuxième année de kinésithérapie, longtemps décroché du peloton de tête, qui a réussi à trouver les ressources physiques et mentales pour inverser le cours de l’histoire.

 

 

« À 200 m de l’arrivée, je me dis « je suis cuit, j’en peux plus ! » et dans la dernière ligne droite il m’en reste finalement un petit peu, et j’arrive à finir fort en passant dans un trou de souris. Il y a des conditions de malade avec un public de fou. J’adore la chaleur (38 degrés en début de compétition à 30 degrés en fin de soirée). Même si tous les meilleurs n’étaient pas là, le niveau d’une Diamond League, c’est celui des championnats du monde. Et dans un 800 m, tout le monde le sait, tout peut arriver. Troisième perf de l’année ? Ça ne veut rien dire pour l’instant. C’est bien d’arriver avec un gros chrono en championnats mais il faut concrétiser là-bas ». On n’a pas fini d’entendre parler de cette remontada de Benjamin Robert. À deux ans des Jeux olympiques de Paris où les épreuves d’athlétisme sur piste se dérouleront au Stade France, le demi-fondeur français a réussi une belle opération séduction, en se faisant connaître auprès du grand public.

 

PAB est de retour

 

On était évidemment curieux de voir comment Pierre-Ambroise Bosse allait se comporter sur le tartan francilien. Après deux sorties au mois de juin loin de ses standards (1’47″12 le 2 juin à Montreuil puis 1’47″01 le 15 juin à Marseille), le pensionnaire du Lille Métropole Athlétisme a montré un tout autre visage. 1’44″70 : C’est le niveau de performance à réaliser sur le double tour de piste pour espérer participer aux Championnats du monde de Eugene (15 au 24 juillet) Et c’était bien sûr l’objectif du champion du monde de Londres en 2017 qui a profité de conditions idéales pour se débarrasser de l’épée de Damoclès des minima avec une sixième place en 1’44″54. « Je reviens de très loin mais la relève française est là et on est compétiteur à très haut niveau. Benjamin a sa revanche à prendre par rapport à ses JO de l’an passé (éliminé dès les séries), il va faire mal. Pour avoir cette réserve sur la fin, il va prochainement faire mieux que 1’43″75 et là c’est le top mondial. »

Tous les résultats du Meeting de Paris, en cliquant ici.

Crédits photos : Antoine Decottignies & Solène Decosta / STADION
© Tous droits réservés

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