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Un circuit de triathlon en Diamond League ?

Le recordman du monde du décathlon Kevin Mayer est en discussion avec l’IAAF pour l’intégration d’un triathlon au programme des Meetings de Diamond League. On vous explique le projet en détails.

Ce n’est pas un secret de polichinelle. Depuis trois ans, Kevin Mayer ne cache pas son souhait de faire rentrer définitivement le triathlon au programme de la Ligue de Diamant. En 2017, l‘épreuve était organisée à l’initiative du Français pour la première fois dans le circuit, le 1er juillet au Stade Charléty à Paris. En 2019 et pour la troisième année d’affilée, le combinard tricolore a remporté le classement des trois travaux dans la capitale. Pourtant, malgré le gros succès qu’a remporté le triathlon auprès du public parisien, aucun des onze autre meetings qui déterminent les qualifiés pour les finales (Zurich et Bruxelles) n’a intégré la discipline dans son programme. Reste que l’évolution semble être en marche grâce au vice-champion olympique de Rio.

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Une discussion avec Sebastian Coe

Sa discussion avec Sebastian Coe lors du Meeting de Paris prouve que sa parole a du poids et qu’elle est considérée comme importante : « On va essayer de faire un circuit Diamond League où il y aura un triathlon à chaque épreuve. Et à la fin, il y aura un gagnant Diamond League. On ne peut pas faire 18 décathlons comme un sprinteur fait des 100 mètres. Donc on va faire des petits triathlons où il y aura trois épreuves à chaque fois : une course, un saut et un lancer ». Une façon d’inclure les décathloniens au système de la Ligue de Diamant, principale plateforme médiatique avec les Jeux olympiques et des Championnats du monde. C’est un objectif depuis longtemps, on touche pas loin du but. Nous faisons ça pour la performance, pour notre sport afin qu’il évolue le plus rapidement possible.

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Une mobilisation des stars de la discipline

A l’occasion de la conférence de presse de la réunion parisienne, Kevin Mayer avait pris le temps d’expliquer le projet : « J’attendais un élément déclencheur et lorsque j’ai vu la conférence de presse où Nafissatou Thiam et Katharina Johnson-Thompson disaient qu’elles préféreraient faire un triathlon plutôt que le saut en longueur à Birmingham, la semaine dernière, ça a été un élément déclencheur. Je n’étais plus seul à le dire, je me sens un peu plus soutenu, je sens que ma parole peut porter un peu plus loin et je pense que c’est le bon moment, avant les Jeux, d’en parler et de créer quelque chose de nouveau, que personne ne connaît. Il faut vraiment bien le construire, c’est pour ça que je parle de négociation. Ce n’est absolument pas pour gagner des sous à tout prix mais pour ancrer quelque chose qui perdure. Je ne souhaite pas qu’on intègre le triathlon et qu’on l’enlève au bout d’un an parce que ça n’a pas bien marché ».

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